SUE LES OPERAS
A M. le doc de Bucklngham'.
L y a longtemps , mylord, que j'avois envie de vous dire mon sentiment sur les Opéras , et de vous parler de la différence que je trouve entre la manière de chanter des Italiens et celle des François*. L'occasion que j'ai eue d'en parler, chez Mme Mazarin, a plutôt augmenté que satisfait cette envie : je la contente aujourd'hui , mylord, dans le discours que je vous envoie. Je commencerai par une grande franchise , en vous disant que je n'admire pas fort les comédies en musique, telles que nous les voyons présentement. J'avoue que leur magnificence me plaît assez , que les machines ont