ANTISTROPHE
» Phœbus ravit les neuf Sœurs, » Puis leurs picquantes douceurs
Il6 RONSARD
» Ravissent les beaux espris, » Qui d'elles se sont espris :
Et mon ame n'est ravie Que d'une bruslante envie D'oser un labeur tenter Pour mon Prince contenter, Afin que mon petit œuvre Sa grand'main flatte si bien, Que quelquefois je la treuve Ingénieuse à mon bien.
EPODE
Celui qui d'un reth pourchasse Les poissons, ou cestuy-là Qui par les montagnes chasse Les bestes deçà et là, C'est afin qu'un peu de prove La Fortune luy ottroye :
iMais l'homme plein de bon-heur, Qui suit comme moy les Princes Et les grands Dieux des provinces, C'est pour se combler d'honneur :
strophe 2
Laissant au peuple ignorant Un crevecœur dévorant, Béant après la vertu Dont le sage est revestu.
» Les uns en cecv excédent,
» Les autres cela possèdent :
Mais Dieu dessus les Rois met Des richesses le sommet.
Au Poëte qui s'amuse Comme moy de les vanter, Calliope ne refuse De l'ouyr tousjours chanter.