ODE XI A LA FONTAINE BELLERIE
Escoute un peu Fontaine vive.
En qui j'ay rebeu si souvent Couché tout plat desur ta rive Oisif à la fraischeur du vent :
Quand l'Esté mesnager moissonne Le sein de Cerés dévestu, Et l'aire par compas resonne Gémissant sous le bled batu :
Ainsi tousjours puisses-tu estre En dévote religion Au beuf, et au bouvier champestre De ta voisine région :
Ainsi tousjours la Lune claire Voye à mi-nuict au fond d'un val Les Nymphes près de ton repaire A mille bonds mener le bal,
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Comme je désire Fonteine, De plus ne songer boire en toy L'Esté, lors que la fièvre ameine La mort despite contre moy.