‹ Œuvres meslées. Avec éclaircissements et notice bibliographiqueChapitre 32 sur 66 · ODE XI A LA FONTAINE BELLERIE · texte numérisé non relu

ODE XI A LA FONTAINE BELLERIE

Escoute un peu Fontaine vive.

En qui j'ay rebeu si souvent Couché tout plat desur ta rive Oisif à la fraischeur du vent :

Quand l'Esté mesnager moissonne Le sein de Cerés dévestu, Et l'aire par compas resonne Gémissant sous le bled batu :

Ainsi tousjours puisses-tu estre En dévote religion Au beuf, et au bouvier champestre De ta voisine région :

Ainsi tousjours la Lune claire Voye à mi-nuict au fond d'un val Les Nymphes près de ton repaire A mille bonds mener le bal,

ODES l3l

Comme je désire Fonteine, De plus ne songer boire en toy L'Esté, lors que la fièvre ameine La mort despite contre moy.

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