‹ Œuvres meslées. Avec éclaircissements et notice bibliographiqueChapitre 48 sur 66 · SUR LE TRESPAS D'ADRIAN TURNEBE · texte numérisé non relu

SUR LE TRESPAS D'ADRIAN TURNEBE

Je sçay chanter l'honneur d'une rivière : Mais quand je suis sur le bord de la mer Pour la louer, la voyant escumer En sa grandeur si profonde et si fiere,

Du cœur s'enfuit mon audace première Près de tant d'eau, qui me peut abysmer : Ainsi voulant TURNEBE r'animer, Je suis veincu ayant trop de matière.

Comme la mer, sa louange est sans rive, Sans bord son loz, qui luist comme un flambeau D'un si grand homme il ne faut qu'on escrive :

Sans noz escrits son nom est assez beau : Les bouts du monde où le Soleil arrive, Grands comme luv, luv servent de tombeau.

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