‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 67 sur 75 · La Rcligfion · texte numérisé non relu

La Rcligfion

{Feuillets 1 66-18 2.)

Aucune grande transformation politique et sociale ne s'est faite dans le monde sans qu'elle ait été accompagnée, et souvent précédée, par un mouvement analogue dans les idées religieuses et philosophiques qui dirigent la conscience tant des individus que de la société.

[Toutes les religions, avec leurs Dieux et leurs saints, n'ayant jamais été rien que la création de la fantaisie croyante et crédule de l'homme. . .

2()b APPENDICE

... Nous défions qui que ce soit de sortir de ce cercle, et maintenant qu'on ciioisisse (').]

D'ailleurs, l'histoire ne nous dJmontre-t-elle pas que les prêtres de toutes les religions, excepté ceux des cultes persécutés, ont toujours été les alliés de la tyrannie? Et ces derniers mcme, tout en combattant et en maudissant les pouvoirs qui leur étaient contraires, ne disciplinaient-ils pas leurs propres croyants en vue d'une tyrannie nouvelle? L'esclavage intellectuel, de quelque nature qu'il soit, aura toujours pour corollaire l'esclavage politique et social. Aujourd'hui le christianisme sous toutes ses formes différentes, et avec lui cette métaphysique doctrinaire, déiste ou panthéiste, qui n'est autre chose qu'une théologie mal grimée, font ensemble le plus formidable obstacle à l'émancipation de la société; et la preuve, c'est que tous les gouvernements, tous les hommes d'Etat, tous les hommes qui se considèrent, soit officiellement, soit officieusement, comme les pasteurs du peuple, et dont l'immense majorité n'est aujourd'hui sans doute ni

(i) Le passage entre crochets, dont nous ne donnons que le commencement et la fin, et qui occupe les vingt-deux dernières lignes du feuillet l'îô, le feuillet 167 (feuillet qui a été détruit par l'auteur), et les dix premières lignes du feuillet ib8,a été bilTé sur le manuscrit, et Bakounine a écrit en marge le mot : Employé. Ce passage se retrouve en ed'et, avec quelques légers changements de forme, aux feuillets 167-1*")^ de la troisième rédaction de U Empire knouto- germanique (pages 41-41 du présent volume.) — J. G.

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