‹ Œuvres morales de Mme. de LambertChapitre 3 sur 30 · ÉLOGE DE MADAME · texte numérisé non relu

ÉLOGE DE MADAME

naut-général des armées du roi, du 30 mars 1720, et gouverneur de la ville d'Auxerre; autrefois colonel du régiment de Périgord. Il a été marié le 12 février 1725 avec Angélique de Larlan de Rochefort, veuve de Louis-François Du Pure, marquis de Locmaria, lieutenant-général des armées du roi, mort le 4 octobre 1709. La fille de la marquise de Lambert était Marie-Thérèse de Lamlwrt, qui avait été mariée en 1703 avec Louis de Beaupoil, comte de Saint-Aulaire, seigneur de la Porcherie et de la Grenellerie, colonellieutenant du régiment d'Enghien, infanterie, tué au combat de Ramersheim, dans la Haute-Alsace, le 26 août 1709. Elle est morte le 13 juillet 1731, âgée de 32 ans, ayant laissé une fille unique nommée Thérèse-Eulalie de Beaupoil de Saint-Aulaire, mariée le 7 février 1745 avec Anne-Pierre d'Harcourt, marquis de Beuvron, seigneur de Tourneville, lieutenant-général pour le roi au gouvernement de Normandie, gouverneur du vieux palais de Rouen, et mestre de camp de cavalerie, frère du duc d'Harcourt. La mère de la marquise de Lambert épousa, comme on Ta dit, M. de Bachaumont, qui non-seulement faisait fort agréablement les vers, comme tout le monde sait par le fameux voyage dont il partagea la gloire avec La Chapelle, mais qui, de plus, était homme de beaucoup d'esprit, et de plus encore, homme de très-bonne compagnie, dans un temps où la bonne et la mauvaise se mêlaient beaucoup moins et où Ton y était bien plus difficile. Il s'affectionna à sa belle-fille, presque encore enfant, à cause des dispositions heureuses qu'il découvrit bientôt en elle, et il s'appliqua à les cultiver, tant par lui-même que par le monde choisi qui venait dans sa maison, et dont elle apprenait sa langue comme on fait la langue maternelle.

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