‹ Œuvres morales de PlutarqueChapitre 20 sur 59 · I. l'iIYDASPE · texte numérisé non relu

I. l'iIYDASPE

Chrysippé, ayant encouru la colère de Vénus, conçut un amour criminel pour son père Hydaspe, et ne pouvant réprimer ses désirs incestueux, elle vint le trouver au milieu de la nuit , accompagnée de sa nourrice. Ce prince, à qui ce crime involontaire attira des malheurs, fit enterrer toute vive la femme qui l'avait trompé , attacha sa fille à un gibet, et, accablé de chagrin, se précipita dans flndus, qui depuis fut appelé Hydaspe. C'est un fleuve de l'Inde qui se décharge avec impétuosité dans le golfe Saronique.

Il s'y forme une pierre appelée lychnis , de couleur d'huile et extrêmement brillante ; on la trouve au son de la flûte, quand la lune est à son croissant. Des gens très riches peuvent seuls en faire usage. Dans le voisinage de ce fleuve, et près d'un endroit qu'on appelle les défiles, une plante est assez semblable à l'héliotrope. Le suc qui s'en exprime, en la broyant, est un préservatif contre les rayons ardents du soleil , et ceux qui s'en frottent la peau peuvent supporter sans péril les chaleurs les plus excessives.

Quand les filles manquent à la chasteté, les habitants les clouent à un poteau et les précipitent dans THydaspe,

i Le défaut de jugement, les incorrections de style et les erreurs nombreuses qu'on rencontre à chaque page, tout annonce que ce traité n'est pas de Plutarque. Amyot ne l'a pas traduit, mais il se trouve dans l'édition donnée par Vauvillier et Brotier, et nous avons cru devoir le joindre à la nôtre.

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