I. CouiBie, combien
loo Dialogue
Le Second.
Ton dit n'est que songe et fallace; Par celuy Dieu qui me feist naistre , J'aymeroys mieulx de prime face Avoir d'une Dame la grâce.
Voire de quatre, que d'ung raaistre.
Le Premier.
Par Dieu, elles t'envoieront paistre, Comme une beste, à la verdure.
Le Second.
Je congnois leur lieu et leur estre, Parquoy, s'il n'y faisoit bon estre, Je n'yrois pas.
Endure, endure.
Le Second.
S'on y seufFre chault et froidure.
Cela ne vient que de gayeté.
Vivre trop aise n'est qu'ordure, Toutesfois, si bon temps y dure, Je m'y tiendray tout cest esté.
Le Premier.
Nous avons cy trop caqueté; Parquoy, devant que l'on m'envoye, Ne que mon corps soit arresté Au lieu où me suis appresté.
Je m'y en voys la droicte voye.
DES Abusez.
Le Second.
Autant m'est Anjou que Sçavoye.
Mais affin que l'on ne me blasme, Tout ainsi que l'homme s'avoye, Dès aujourd'hui je me convoyé D'aymer et servir quelque dame.
AUTRE DYALOGUE
composé l'an mil cinq cens douze, pour jeunes enfans
Le Frère com.mence.
our oster toute fascherie, De se trouver en la prairie -^cfi) Auprès d'ung boys, soubz la ramée, !^W/ Avec sa chère et bien aymée, C'est ung amoureux entremetz.
La Seur.
C'est bien rentré !
Le Frère.
N'est pas?
La Seur.
Ouy, mais
Le temps le doibt et la saison.
Le Frère.
Ces bragas', ces coqueplumetz Trausyz d'amours, je les commetz Pour s'y trouver.
La Seur.
C'est la raison.