SOCIÉTÉ DES BIBLIOPHILES BRETONS
ET DE l'histoire DE BRETAGNE M.DCCC.XXC.VIII
in 2010 with funding from
University of Ottawa
Iittp://www.archive.org/details/oeuvresnouvelles01desf
AVERTISSEMENT
ucut^E des pièces publiées dans le présent volume sous le titre de Poésies nouvelles de Des Forges Maillard ne Jigure dans aucune des éditions des Œuvres de ce poète imprimées jusqu'à présent. Les unes sont prises sur des manuscrits, les autres (comme nous l'avons dit, il y a six ans, pour les Lettres nouvelles) « les autres — et c'est le plus grand nombre — ont été exhumées de divers journaux littéraires du dernier siècle dont les collections sont aujourd'hui fort rares, certains même presque inconnus, tous d'ailleurs dépourvus de tables, et oii ces pièces de Des Forges gisaient absolument ignorées, perdues dans la fosse commune. Nous avons eu de plus la chance d'y pouvoir introduire çà et là d'heureusesvariantes, fournies par des sources manuscrites, lettres ou copies anciennes, qui nous ont été communiquées. » Ces Poésies nouvelles ne forment guère qu'un tiersduprésent volume. Le reste est consacré à l'histoire de notre auteur, à la bibliographie de ses œuvres et de ses travaux lit-
AVERTISSEMENT
téraires. Nous avons cru à la fois intéressant et indispensable de faire connaître à fond^ comme homme, comme écrivain et comme poète, ce personnage qui est resté le héros d'un des plus curieux et des plus amusants épisodes de l'histoire littéraire du dernier siècle — l'aventure de Mademoiselle de Materais.
Nous avions déjà ailleurs ' touché à cet épisode, mais l'étude que nous y consacrons ici est composée à neuf d'un bout à l'autre sur des sources et des documents que nous ne connaissions pas quand nous avions autrefois traité ce sujet. Les informations nouvelles, les faits, les textes et les renseignements nouveaux que nous produisons, renouvellent vraiment — on peut le dire — la couleur et la physionomie du tableau.
Outre les sources imprimées, que nous avons explorées avec le plus grand soin (et dont l'une des plus fécondes est le recueil des Lettres nouvelles de Des Forges Maillard publié en 1882 par notre Société), nous nous sommes servi pour cette étude d'un recueil manuscrit dont il convient de dire quelques tnots.
C'est une collection de quarante-sept lettres inédites de Des Forges Maillard, récemment acquise à frais communs par la Société des Bibliophiles Bretons et par M. René Kerviler, collection qui pourra être publiée plus tard et qui a reçu dès maintenant un classement définitif. Elle se compose de deu.v séries : i" vingt-sept lettres de Des Forges à Titon du Tillet,du 11 août ij35au 2/ août lySg,
I. Dans le volume intitulé: Galerie Bretonne historique et WnCraire, Rennes, Plihon, 1881, in-iï.
AVERTISSEMr.NT 3*
— 2° vingt lettres du même à labbé Philippe [Philippe de Prétot), du 26 août i j38 au 3 octobre i j 43. Les vingtsept lettres à Titan occupent dans le classement les nos / à XX VII; les vingt autres les nos XX VIII à XL VII, et nous désignons cette collection, quand nous avons à nous en servir, sous le nom de « Lettres de Des Forges Maillard, Supplément inédit », en ajoutant le n" de la lettre à laquelle nous renvoyons.
Une lettre de cette collection (le n' IX), est donnée en fac-similé dans le présent volume qui, de plus, est orné d'un portrait de Des Forges Maillard, reproduction directe d'une peinture conservée dans la famille et qui est une copie ancienne du portrait e.vécuté par Largillière dont on voit la gravure en tête de l'édition des Œuvres de notre poète de lySg.
Sur le titre du présent volume sont nommés ensemble deux éditeurs; il est nécessaire d'indiquer la part, c'est-àdire la responsabilité de chacun d'eux. Le concours donné à cette édition par notre grand bibliographe breton, M. René Kerviler, a été fort important : il a très utilement, très largement contribué à exhumer, à fournir et à choisir les pièces de Des Forges publiées par notre Société, tant dans le présent volume que dans celui des Lettres nouvelles. En un mot, il a pour une grande part fourni le po'isson (c'est le principal) ; quant à la sauge — Introduction, Appendice, notes, éclaircissements, etc. — jai été malheureusement réduit à la fabriquer tout seul ; si elle n'est pas au goût du lecteur, il ne devra s'en prendre qu'à moi.
Ilya six ans, lors de la publication des Lettres nouvelles de notre auteur, un critique autorisé, érudit habile et fin
AVERTISSEMENT
lettré, M. Tami^ey de Laroque, voulut bien apprécier favorablement ce volume : u Ce tome, dit-il est fort agréable <i à lire.... Les lettres de Des Forges Maillard sont fort « spirituelles, et il eût été dommage qu'elles n'eussent pas « été recueillies et publiées avec autant de soin. A chaque Cl page on trouve des traits ingénieux et, ce qui vaut mieux « encore, des particularités intéressantes '. » — Puisse le présent volume n'être pas jugé indigne de figurer près du précédent.
Il nous reste à exprimer toute notre reconnaissance à M. Augustin Maillard, conseiller général, maire du Croisic, pour les nombreuses et excellentes communications qu'il a bien voulu nous faire, ainsi qu'à M. Bronkhorst, qui nous a permis de reproduire ici le portrait de Des Forges Maillard dont il est possesseur.
Arthur de la Borderie.