I. Œuvres édit. 17^9, t. I, préface, p. X
— « OJe imitée de la xe da IVe livre d'Horace, Ad Ligurinum n {Mercure de sjzS, février, p. 290; imprimée dans les Œuvres de Des Forges, édit lySg, II, p. 181).
— « Imitation de Boëce, livre II de la Consolation de la Philosophie, met. V )> [Mercure 1725, mars, p. 449).
Description de l'âge d'or, morceau tout différent de celui dont on trouve la traduction au t. II, p. iSS, des Œuvres de D. F. édit. 1759.
— « Caprice 3 [Mercure iy7.S, juillet, p. i533). Dans cette pièce de vers. Des Forges reproche aux hommes d'accuser le ciel des malheurs de leur destinée, alors qu'ils provoquent eux-mêmes ces malheurs par leur opiniâtre attachement aux penchants et aux passions dont ils souffrent. Il cite et il décrit, comme preuves et exemples de sa thèse, sept caractères d'hommes : le chasseur, — le matelot, — le père de famille accablé d'enfants, qui perd enfants et femmes, se remarie et a douze nouveaux enfants (cas véritablement assez rare), — l'amoureux, — le guerrier, — le poète, — le magistrat. Chacun de ces caractères lui fournit la matière d'un couplet en vers libres, qui se termine par ce refrain :
1 Non, je ne le plains pas, puisqu'il chérit sa peine. »
— •• Le Tabac, ode » [Mercure 172S, septembre, p. 1935); impr. Œuvres de D. F. 1759,1, p. 88.
— >< Danaë, cantate >> [Mercure 1725, septembre, p. 1972); impr. Ibid. I, 430.
— " Lettre de M. Des Forges Maillard, écrite du Croisic en Bretagne, le 20 juillet 1726, au sujet d'une critique
de la 6e satire de M. Despréaux, dont MM. les Journalistes des Sçavaiis ont donné un extrait dans leur journal du mois de mars dernier. » [Mercure 172G, septembre, p. 1 985-200 1 .) Après avoir rappelé la lettre de lui insérée dans le Mercure pour la défense de la Henriade, Des Forges ajoute : « Toujours prêt à prendre le parti de mes maîtres, « je voudrois aujourd'hui venger l'affront qu'on fait à la « mémoire de l'illustre M. Despréaux. Si ce redoutable « satirique vivoit, le critique se donneroit bien garde de « faire ainsi le méchant ; mais il entend le proverbe ita- (1 lien : Morta la bestia, morto il veneno, et il veut, à quel- " que prix que ce soit, acquérir le nom illustre de vcni< geur des Cotin et des Pelletier ! »
— K Dissertation sur les Bons mots, au sujet d'une Lettre sur les Bons mots, écrite de Dreux, par M"e de "** et insérée dans le Mercure du mois d'avril dernier. ■• (Mercure 1720, octobre, p. 2191.) Des Forges se prononce pour les « beaux mots » ou sentences ingénieuses, qui doivent être, selon lui, « vives, modestes, utiles », et contre les t bons mots », qui, selon lui, sont le plus souvent « une polissonnerie façonnée, une injure à double sens, « une médisance adroitement aiguisée, une allusion ma- « ligne et peu chrétienne ", en un mot, une méchanceté. — Cette attaque de Des Forges contre la demoiselle de Dreux, ou du moins contre sa thèse, suscita une polémique assez vive, que nous retrouverons plus loin.
— « La Beauté, ode à Mni« la marquise de V*** >■ [de Verteillac] [Mercure 1726, décembre vol. 1. p. 261 1); impr. avec quelques variantes dans Œuvres de D. F. 1759, I, p. 25.
— « Compliment [en vers] à Madame la maréchale d'Estrécs, à Nantes » [Mercure 1727, mars, p. 481).
— i> Lettre de M. Des Forges Maillard, suite de la dissertation sur les Bons mots^ dans laquelle il répond à une lettre écrite de Dreux sur le même sujet. » {Merc. 1727, sept. p. 1996.) La lettre à laquelle répond Des Forges avait été publiée dans le Mercure de février 1727 (p. 247) ; il y était assez vivement attaqué. Rien d'étonnant que la demoiselle de Dreux, protectrice des Bons mots, trouvi.it d'ardents champions, car on nous apprend qu'en elle, « la « nature a joint à tous les agrémens de son sexe les plus « rares avantages de l'esprit et les plus estimables quali- « tés du cœur. » Aussi son champion est-il fort scandalisé que " M. Des Forges Maillard, cet Itomme qui paraît M si galant et si poli dans ses ouvrages, vienne aujour- « d'hui se révolter t contre les protégés de cette incomparable demoiselle.
Ce champion se crut même obligé de répliquer à la réponse de Des F'orges; en terminant sa réplique, il exprime la déception par lui éprouvée à la lecture de l'œuvre de son adversaire : « On s'attend, dit-il, à toute autre chose « quand on voit le titre de Dissertation en tête d'un i< ouvrage, et surtout quand il vient d'un auteur qui s'est « acquis quelque réputation. ■> (Mercure de 1728, juin, vol. I, p. 1094.)
— f Cantate à la Reine, » qui était accouchée de deux princesses jumelles (Joiovm/ ie Verdun de 1727, t. II, p. 298, — octobre). Cette pièce n'a pas été réimprimée ; nous en citons quelques vers dans notre Introduction.
I 5o DES FORGES MAILLARD
— c. Épître en triolets, envoyée à Vannes le mardi gras tiernier, à Mme la comtesse de Men'** •> [Mercure de 1728, mars, p. 486). Non réimprimée ; nous en citons plusieurs stances dans notre Introduction.
— c. L'Époux mourant, cantate » [Journal de Verdun de 1728, p. 329, — mai); impr. Œuvres de D. F. M. 1759, I, p. 3<i2. Fort jolie pièce, certainement le chef-d'oeuvre de Des Forges avant sa métamorphose en M"' de Malcrais.
— <• Rondeau. A M. du G'**, de Nantes, sur son mariage avec M'i^de L*** » {Mercure âe 1729, août p. 1760) ; impr. dans les Poésies de Materais, 1735, p. 176, avec les deux noms écrits tout au long : M. du Gouyon et M'ie de Luy^nes.
Ainsi, avant octobre 1729, c'est-à-dire avant la première apparition de Malcrais dans le Mercure, Des Forges IMaillard avait déjà publié, dans des recueils ou journaux littéraires lus de tout le monde lettré, une quinzaine de pièces, prose et vers, qui ensemble auraient bien fait un volume d'une centaine de pages ; il avait reçu de Voltaire une lettre fort aimable ; ses opinions étaient discutées et soulevaient des polémiques, au cours desquelles ses contradicteurs ne faisaient pas difficulté de le proclamer euxmêmes Il un auteur poli dans ses ouvrages, qui s'était déjà <i acquis de la réputation. » 11 n'est donc nullement vrai
APPENDICE l5l
de dire — commecependanton le répète partout — qu'avant de prendre le pseudonyme et le jupon de M'i« de Malcrais, Des Forges était parfaitement ignoré.
17. — Collaboration de Des Forges Maillard aux journaux littéraires, de 172g à lyJS.
D'octobre 1729 à juillet i735, la collaboration de notre poète au Mercure est représentée parcelle de Mii« de Malcrais, dont nous avons donné ci-dessus la table détaillée : nous n'y reviendrons pas.
Pendant sept mois (août 1735 à février 173C inclusivement), rien de Des Forges dans le Mercure sous aucun nom. En mars fj^ô, il y reparaît, mais avec un nouveau pseudonyme. Voltaire, dans une lettre chaudement affectueuse, le voyant transplanté dans le Forez, sur les bords du Lignon, lui avait écrit le 23 juillet 1735 : " De Nymphe de la mer vous voilà devenu berger d'Astrée. » Notre poète, ravi de cette idée, s'en empara de suite : toutes les pièces (assez nombreuses) qu'il mit dans le Mercure pendant i735 et la première moitié de ij36 sont signées : Par une Nymphe de la mer métamorphosée en berger du pays d'Astrée. Ce n'est qu'au mois de juille 1736 qu'il reprend son nom patronymique.
Nous partagerons en deux périodes l'histoire bibliographique de la collaboration de Des Forges aux journaux littéraires de son temps après la disparition de Mu» de Malcrais : la première de 1736 à 1759, date de la dernière édition de ses Œuvres donnée par lui ; — la seconde, depuis cette publication jusqu'à la mort du poète, arrivée le»io décembre 1772.
DES FOUGES MAII.I.ARD
§ 8. — Collaborai ion de Des Forges Maillard aux journaux littéraires, de i~3G à ijSg.
A notre connaissance, Des Forges, durant cette période, a collaboré au moins à trois journaux littéraires, le Mercure de France, le Journal de Verdun, les Amusements du cœur et de l'esprit. Ce dernier recueil n'a duré que huit ans, de 1737 à 1745; notre poète y a collaboré de 1737 a 1742. — De 1736 a 1755,53 collaboration au Mercure fut presque continuelle, plus rare pourtant depuis 1751.
— Au contraire, en 1750 il reprit à écrire dans \t Journal de Verdun, et il continua de le faire assidûment jusqu'en
La table qui va suivre a pour but de faire connaître les pièces et œuvres littéraires semées dans les trois recueils ci-dessus et qui n'ont été réimprimées ni dans l'édition des Œuvres ' de 1759, ni dans le présent volume des Poésies nouvelles de Des Forges, ni dans celui de ses Lettres ;!0!(ve//«, précédemment publié par la Société des Bibliophiles Bretons.
Ces pièces non réimprimées (et celle-là seulement), nous en allons donner un index sommaire, en les groupant par genres.
Il y a d'abord trois grandes catégories : les vers français,
— la pros<ï, — les vers latins.
Les pièces en vers français, de beaucoup les plus nom-
). La pius grande partie des pièces composant celte édition avaient été publiées précédemment par les journaux littéraires, mais souvent avec variantes.
Al'PENDICE i53
breuses, peuvent se répartir en dix genres : i. Opéra, — 2. Odes, — 3. Épîtres, — 4. Contes, — 5. Allégories, — 6. Chansons,— 7. Sonnets, — 8. Épigrammes,— 9. Compliments, — 10. Vers funèbres.