‹ Œuvres nouvelles de Des Forges MaillardChapitre 15 sur 134 · Mercure de 1-33, octobre, p. 2i · texte numérisé non relu

Mercure de 1-33, octobre, p. 2i

INTRODUCTION XXXUI

On disait cela en Bourgogne, et on le pensait de même par toute la France. Le Mercure a-t-il l'imprudence de paraître une fois, une seule, sans vers ni prose de Malcrais ? de suite on lui signifie qu'à la première récidive on le plantera là '. On veut du Malcrais toujours, sans cesse, à toute sauce ; on ne s'en rassasie pas. Cette passion, cette frénésie règne partout, jusqu'au fond des montagnes de l'Auvergne. Témoin cette voix du Puy de Dôme :

A Mademoiselle de Malcrais de la Vigne par le poète de Saint-Denis Combarna^at >, ei/ Auvergne.

A Saint-Denis Combarnazat Auriez-vous cru, Malcrais, qu'on vous pre'conisât ? L'autre jour Alcidon, magistrat respectable, A table,

Clianta sur un bachique ton :

Tout cou-ou-ouleroit dans le gosier Breton '. Un chanteur pointilleux le reprit sur la note, Alcidon l'endormit en sifflant la linotte.

Belle Malcrais, vos accens gracieux Annoncent votre gloire aux plus sauvages lieux ;

Votre muse inspire ses charmes Aux climats où César vit arrêter ses armes

Par la valeur de Vercinge'torix.

Vous pourriez vous flatter d'humaniser le Styx 4!

i.Vohdansles Lettres nouvelles de Des Forges, p. lo, lalettre III, datée de Marseille, 12 août 1733.

2. Saint-Denis Combarnazat est aujourd'hui une commune du canton de Randan, arrondissement de Riom, départemeut du Puy-de-Dôme.

3. C'est l'avant-dernier vers d'une chanson ou air bachique de Malcrais qui commence : Le Champenois, le Bourguignon, au Mercure de 1732, i" vol. de décembre, p. 2647, et dans les Poés. de Malcrais, p. igS.

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