‹ Œuvres nouvelles de Des Forges MaillardChapitre 34 sur 134 · I. Voir, dans le présent volume, p. io8 ci-dïssous · texte numérisé non relu

I. Voir, dans le présent volume, p. io8 ci-dïssous

INTRODUCTION

1770, à Amsterdam, dans les Poésies de Mme d'AiitrcmoiU, petite brochure si peu connue qu'elle renferme (p. 49) une seconde lettre de Voltaire â cette « femme dans toute la force du terme », lettre restée jusqu'à présent ignorée de tous les éditeurs. Si la méchante note publiée par Voltaire contre Des Forges en 1748 n'avait été connue de ce dernier que cinq ans après (comme on l'a vu plus haut), notre poète, mort en 1772, ne connut certainement pas le méchant quatrain imprimé obscurément en Hollande en 1770.

Ce quatrain ne put guère rien changer à l'opinion des contemporains ; mais depuis, surtout en notre siècle, il a été très souvent reproduit, et en somme — comme dit très bien M . Honoré Bonhomme — "il n'a pas dépendu de Voltaire que Des Forges ne fût un homme enterré ; mais Voltaire eut tort, et les rieurs ne furent pas de son côté. On parla longtemps encore de la Muse bretonne, et toujours avec une arrière-pensée malicieuse qui s'adressait à Voltaire, en souvenir du bon tour qu'on lui avait joué.

« Ce souvenir a survécu ; comme si ce n'était pas assez, un poète (Piron) vengea Des Forges, en lui prêtant l'éclat de son talent — dans l'immortelle comédie de la Métromanie — pour perpétuer le ridicule que Voltaire s'était donné.

CI En définitive, les vrais lettrés connaissent parfaitement Des Forges IVlaillard; ils n'ont point oublié le bruit qui s'est fait autour de son nom, l'éclat qu'il a emprunté d'une fiction ingénieuse qui fait à elle seule l'éloge de son talent, — et il n'est pas inférieur à la plupart des poètes de second ordre qui ont fait les délices de notre jeunesse '. »

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