‹ Œuvres nouvelles de Des Forges MaillardChapitre 59 sur 134 · Mercure de 1748, décembre, i" vol., p · texte numérisé non relu

Mercure de 1748, décembre, i" vol., p

une vive affection, une reconnaisssnce sans bornes, dont il lui envoyait des marques atout propos sous forme de jolies petites sucreries poétiques, auxquelles Mme Des Forges elle-même mettait volontiers la main.

Titon se nommait de son prénom Evrard; c'est pour cela qu'on donna ce nom au second fils de Des Forges, né le 25 avril 1746. Titon n'était pourtant pas son parrain devant l'Eglise, mais il n'en acceptait et n'en remplissait pas moins fort généreusement toutes les charges du parrainage, et dans son compliment du jour de l'an 1748, Mme Des Forges n'hésite pas à lui donner en toutes lettres son fils pour filleul :

Mon mari, mes deux fils, Paulct, Evrard et moi, — Evrard, votre filleul, qui déjà se démène — Vous souhaitons chacun une dixaine D'ans bel et bien fournis : tout quoi, Si j'ai bien calculé, fait une quarantaine.

Titon eût du, à ce compte-là, passer cent dix ans «. Un peu plus loin, dans cette pièce, M™° Des Forges lui dit : « Je voulais vous faire, cette année-ci, quelque beau cadeau.

Mais j'en suis empCchée, ami, pour le présent ;

Les infidèles araignées

Ont percé dans mon coffre-fort ;

Là, ces friponnes rencognées Ont fait butin (voyez la rigueur de mon sort I)

L)e mes finances épargnées.

Ainsi, l'un s'enrichit, l'autre perd quand il dort'.

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