ODE
A Mademoiselle Julie du Vivier, du Croisic '
ERMETS que mon cœur, ma Julie, S'ouvre un passage dans le tien Par tes beaux yeux, qui sont ma vie, Mes roiSj mon désir et mon bien.
Ah ! que ton petit air novice Les mène avec habileté !
Et que tu caches de malice Sous ta fine simplicité!
Ovide avoit une maîtresse.
Dont tu portes le nom charmant; Imitons-les dans leur tendresse, Nous le pouvons sans risquer tant.
* Amusemens du cœur et de l'esprit, tome V (1740)1 P- 9^ 94-
Peut-être adoroit-il en elle
Le nom de fille d'Empereur,
Et peut-être fut-il fidèle
Moins à l'amour qu'à la grandeur.
Mais, ta fortune étant petite, Et n'étant pas fille de Roi ', Tu brilles par ton seul mérite :
En ' t'aimant, je n'aime que toi !
NOTES
1. Cette pièce parut la même année dans le recueil de l'abbé Philippe (les Amusemens du cœur et de l'esprit) et dans le Mercure de France, année 1740, mars, p. 5, 2-5 1 3. Nous don. nons le texte des Amusemens. Dans le Mercure, le nom de du Kiwernest représenté que par son initiale, ainsi: . A Mademoiselle Julie du V"*. „