WOLLASTON H 1,0 D. 6,6 D
Abernethy M 1,3 D. 11,8 D.
Jeune fille M 9,8 D. 9,8 D.
Dame d'âge moyen M 9,8 D. 3,3 D.
Je vais maintenant examiner quel changement l'accommoda- changement,
. . 1 i> l'i j j •! • j. qu'elle exigerait
tion exige, en prenant pour base 1 amplitude de mon œil, qui est probablement à peu près la moyenne, et en faisant une à une les suppositions suivantes : 1® que le rayon de la cornée diminue, 2^ que la distance du cristallin jusqu'à la rétine augmente, 3® que ces deux causes agissent ensemble et 4® que le cristallin change de forme.
1^ Nous avons calculé qu'en état de repos de l'œil la cornée de a courbure réunit des rayons provenant d'un point situé à 10" [254*"°^] de distance, en un point situé derrière elle à 34,7™°^ [ISVs"]. Pour réunir au même point des rayons provenant d'un point situé à 74mm [2",9], son rayon devrait diminuer de 7,87°^°* à 6,35"^*" [0",31— 0",25], c'est-à-diie à peu près dans la proportion de cinq à quatre (Prop. IV, Coroll. 5).
2^ Si le même changement du point de la vision distincte de ou de iw de 254mm à 74mm avait pour cause une augmentation de la distance du cristallin à la rétine, il exigerait (même corollaire) un allongement de 3,4°^™ (0,135") ou de plus d'un septième de l'axe de l'œil. L'œil de M. Abernethy demanderait même un allongement de 4,3™"™ ou de plus d'un sixième de l'axe.
ou des deux 3^ En supposaot quc le rayon de la cornée diminuât d'un
seizième, c'est-à-dire à 7,36°>™ (0",29), l'œil devrait en même temps s'allonger de 2,46*"*" (0",097) ou d'environ un neuvième de son axe. oudeiafonue 4® Supposous maintenant que le cristallin change de forme. S'il prenait celle d'une sphère le diamètre serait de 7,11°»™ (0",28), et en supposant que la surface antérieure gardât sa place, l'œil aurait la vision nette à une distance de 38™™ (1",5) (CoroU. 5et8, Prop. IV). C'est là plus que le double du changement réel. — Mais il est impossible de déterminer combien le cristallin doit changer de forme sans connaître la nature des courbures que prennent les surfaces. Si le cristallin gardait la forme d'un sphéroïde plus ou moins aplati, la distance focale de chaque surface serait inversement proportionnelle au carré de l'axe [l'épaisseur], mais si les surfaces, au lieu de rester sphériques, prennent des formes hyperboliques, coniques ou elliptiques, ou si elles prennent des formes plus pointues au lieu de formes plus obtuses, la distance focale diminuerait plus vite. — En faisant abstraction de l'allongement
de l'axe [l'augmentation de l'épaisseur du cristallin J, et en supposant que
la courbure des deux surfaces changeât dans la même proportion, le rayon de la surface antérieure deviendrait 5,33™™ [0",21] et celui de la surface postérieure 3,81™™ [0",15].