‹ Œuvres oratoires de Bossuet (volume 2)Chapitre 112 sur 552 · PURIFICATION DE LA SAINTE \ IKRGE · texte numérisé non relu

PURIFICATION DE LA SAINTE \ IKRGE

2 février 1662.

Voici le premier ^ des douze chefs-d'œuvre qui nous restent, sur dix-huit qui furent composés pour cette grande station. Il y avait en effet sermon dans la chapelle royale trois fois par semaine, le dimanche, le mercredi et le vendredi. La Semaine sainte toutefois n'en comportait que deux. Le jour de Pâques, il n'y avait pas de réunion en la chapelle du Louvre, le roi et la reine assistant aux offices paroissia x. En 1662 (le 9 avril). Leurs Majestés, comme parlait la Gazette, entendirent à Saint-Germain l'Auxerrois la prédication de Dom Cosme, assistant du général des Feuillants. A la cour, la station s'ouvrait, comme dans les paroisses, par anticipation le jour de la Purification de la sainte Vierge.

On ne nous a conservé de cette station, outre le sermon pour cette fête, qu'un discours sur trois pour la première semaine (Prédication évang clique ) ; deux pour la seconde (Maiiraia riche et Providence) ; une péroraison seulement pour la troisième (Charité fraternelle). Les trois dernières semaines sont complètes, à supposer, ce qui est fort vraisemblable, que le sermon du samedi, 25 mars, fête de l'Annonciation, ait remplacé celui de la veille. Il avait été précédé immédiatement par ceux de VAmhition et de la Mort (19 et 22 mars). Vinrent ensuite trois discours, où Bossuet, seion ses propres expressions, fit voir « l'Efficacité de la Pénitence, qui peut surmonter les plus grands obstacles ; VArdeur de la Pénitenc-, qui doit vaincre tous les délais ; Vlntégrité de la Pénitence, qui doit anéantir tous les crimes et n'en laisser aucun reste. » Enfin, après le sermon du dimanche des Rameaux, sur les Devoirs des mis, l'œuvre s'achève par celui du Vendredi saint, où l'orateur chrétien montre dans la Passion le testament de notre adorable Sauveur.

Gandar attribuait au sermon qu'on va lire un sommaire, le dernier en date, selon lui, de tous ceux que Bossuet a tracés. L'opinion d'après laquelle tous les sommaires existants ont été rédigés au moment où Bossuet préparait son premier carême à la cour, est parfaitement fondée ; nous n'en rencontrerons plus un seul en effet dans la seconde moitié de sa carrière oratoire ;

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