‹ Œuvres oratoires de Bossuet (volume 2)Chapitre 132 sur 552 · II Cor., V, 10. sent faute de connaître, il as.sure au · texte numérisé non relu

II Cor., V, 10. sent faute de connaître, il as.sure au

2. /b'ul., u. contraire qu'elle est si nombreuse, ;{. Var. : auxquelles votre vie sera (( que l'enfer est obligé de se dilater

confrontée, — (par lesquelles) votre et d'ouvrir sa bouche démesurément

vie sera jugée. — Nous mettons pour la recevoir (î'ar.: l'engloutir):

entre pai'euthèses les mots eft'acés. Propterca dilatavit infernus unimam

4. Ts., v, 13. — Ms. : eo qiwd non sttam^ et aperwlt us aititm absque idlo

Jinbiat... lermino. n (Is., V, 14.)

ô. Passage marqué d'un trait en (!. Yar. : que ceux qui composent

marge, sans doute pour être omis. cette multitude. — Modifié en raison

l'outes les éditions le conservent de la suppression que nous venons

néanmoins dans le texte : u Mais, d'indiquer.

}iar('e qu'on pourrait se persuader 7. Var. : le mojen de se faire ius-

<|ue la troupe n'est pas fort grande, truii-e.

jiurmi les tideles, de ceux (pii péris- 8. Ma, ; mêmes.

Sermouà de Bossuet. — IV. U

178 r\Rf:MF. nr loivre.

(.oimiuins (le la piété ', et qui tonibtMil, par le défaut de cotte science, péle-niele a\cc la ioule, dans les abîmes élei'nels - : El dcsccndciil forlca cjiis cl })()pulus Wk.s et sublimes gloriosiqiie cjiis ad cuni '.

Non seulement, ("iirétiens, souvent, nous ignorons les vérités saintes ; mais même nous les combattons par des sentiments tout contraires. \'ous êtes surpris de cette parole; et peut-être me répondez-vous'' dans votre cœur que vous n'avez point d'erreur contre la foi, (jue vous n'écoutez pas ces docteurs de cour qui font des leçons ])ubli(iues de libertinage et établissent de proi)os délil)éré des o})inions dangereuses. Je loue votre piété dans une précaution si nécessaire ; mais ne vous persuadez pas que vous soyez pour cela exempts de l'erreur, ("ar il faut entendre, Messieurs, [p. 7J cju'elle nous gagne en deux sortes'' : quelquefois elle se dél)orde à grands flots, connue un torrent, et nous emporte tout à coup ; quelquefois elle tombe peu h peu, et nous corrompt gautte à goutte. Je veux dire que (pielquefois un lil)ertinage déclaré renverse d'un grand effort les principes de la religion ; quelquefois mie force ])lus cachée, comme celle des mauvais exemiiles et des pratifjues du grand monde, en sape les fondements par jilusieiu's coups redoublés et par un progrès insensible. Ainsi vous n'avancez rien de n'avaler pas tout à coup le poison du libertinage, si cei)endant vous le sucez peu à peu, si vous laissez insensiblement gagner jusqu'au cn'ur cette subtile contagion, qu'on respire avec l'air du grand monde dans ses conversations et dans ses coutumes.

Qu\ pourrait ici raconter toutes les erreurs du monrle ? ("e maître subtil et dangereux tient école pulilique®

1. Var. : qui négligent presque toujours de se faire instruire, — négligent assez souvent d'apprendre, d'entendre. — (c|ui souvent sont mal informés) des devoirs communs de la piété et de leurs obligations particulières.— qui ne savent presque jamais comme il faut (fort exactement) leurs obligations particulicres, et qui tombent par... — Les éditeurs additionnent plusieurs de ce.s rédactions successives, et prêtent ainsi à l'orateur des redites bizarres.

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