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srn i.A ruÉnicA'JioN '^wsscfaAqif.. 187
("vst alors ([uç Jésus-Christ aura prêché ; et c-'csh ce (Icniier e/î'et de la sainte prédication f|iii me reste à examiner ' en peu de paroles dans ma dernière partie.
Troisième Point,
[P. 17J Quand je considère les raisons pour lesquelles les discours sacrés, qui sont pleins d'avis si pressants, sont ))éanmoins si peu efficaces, voici celle qui me semble la plus apparente. C'est cjue les honnnes du mon<le présument trop de leur sens pour croire que l'on puisse leur persuader ce qu'ils ne veulent pas faire d'euxmêmes ; et d'ailleurs, n'étant pas touchés par la vérité (|ui luit clairement dans leur conscience, ils ne croient ))as pouvoir être émus des paroles qu'elle inspire aux autres : si bien qu'ils écoutent la prédication, ou comme un entretien indifférent, par coutume et par com])aunie ; ou tout au [ilus, si le hasard veut qu'ils rencoîitre)it à leur goût ^, comme un entretien agréable, qui ne fait que chatouiller les oreilles par la douceur" d'un ]i]aisir qui passe.
Pour nous désabuser de cette pensée, considérons, Chrétiens, que la parole de l'Évangile, cjui nous est I>ortée de la part de Dieu, n'est pas un son qui se perfle en l'air, mais un instrument de la gi'âce. Relevez ^ tant (ju'il vous plaira l'usaue de la parole'' dans les affaires humaines: qu'elle soit, si vous voulez, l'interprète de tous les conseils, la niériiatrice de tous les traités, le gage de la bonne foi et le lien de tout le commerce ; elle est et plus nécessaire et plus efficace flans le ministère de la rcliuion, et en voici la preuve sensible. C'est une vérité foiidamentale, que l'on ]ie peut obtenir la grâce que par les moyens établis de Dieu. Or est-il que le Fils de Dieu, l'unique médiateur de notre salut, a voulu choisir la
1. Cette leçiiu, qui est bien celle 3. Var. : par ratrrénieiit.
du rnaniiscrit. autorise d'autre? con- 4. Var. : Chrétiens, désabusez-
structions semblables, que nous a- vous. La parole que nous vous por-
vons rencontrées dans des textes tons de la part de Dieu est autre
dont l'original n'était pas conservé. chose qu'un son inutile qui se ]ienl