Eccli., XIII, 23. non seulement) pour amasser de
3. De guhernnt. Dei,lY, A. grandes richesses ; avarice, délicate
4. En note, au bas de cette pae^e : et spirituelle tjui attire tout à soi. «Esprit de prandem- : contre l'es- Voilà conmie la racine de cet arbre ; }irit du baptême, contre l'esnrit de voyons maintenant les branches: J'c^us-Christ. Ceux qui affectent Supcrbi, eUiti : superbes, pleins de les imiter. Voy. p. vu.» Ici, un d'eux-mêmes; élevés, dêdaitrnant renvoi, qui non-; oblipre à reporter les autres. Cet arbre ne pousse ses en note la première moitié de cette bvajiches qu'en haut. Il ne ressemble pap:e VII. pas à ces plantes bienfaisantes...
5. Première réduction, supprimée [Se contente] d'étaler de loin la par le renvoi, sans être effacée : «Le beauté et la verdeur de [ses] feuilles vice de la g'randeur, c'est un excès (m.«. .• de leur feuilles) ; dea fruits, d'amour-propre, et l'amour-propre pour la vue. »
SUR L'AIVIBITIOJS. 19
pas dans un siècle tout de grandeur comme le nôtre ? — ils prennent un certain esprit de ne regarder qu'euxmêmes, excellemment représenté (Isaïe, xlvii)^: Dixisti in corde tuo : Ego sum, et prœter me non est altéra» Je suis: ne diriez-vous pas qu'elle a entrepris d'égaler Celui qui a dit : Ego sum qui sum ? — Ego sum : je suis; toute cette menue populace^ [p. viii] n'est rien : ce n'est pas vivre; il n'y a que moi sur la terre. Ils n'ont garde de s'inquiéter de l'état des autres; se [mettre] en peine de leurs besoins, ha ! leur délicatesse ne le souffre pas. Rien de plus opposé à la charité fraternelle. Esprit du^ christianisme : esprit de fraternité et de communication. Sont-ils membres de Jésus-Christ, s'ils se regardent comme séparés et s'ils se détachent du corps ?
Mais, quand ils n'agiraient pas comme chrétiens, le dépôt de la puissance que Dieu leur confie les oblige indispensablement de penser aux autres et de pourvoir à leur bien. S'ils portent sur leur front le caractère de sa puissance, ils doivent aussi porter sur leurs mains le caractère de sa libéralité. Car, ainsi que j'ai déjà dit, ce n'est pas en vain. Chrétiens, que Dieu fait luire sur eux un rayon de cette puissance toujours bienfaisante : s'ils sont en ce point semblables à Dieu, ils doivent, dit saint Grégoire de Nazianze, se faire les dieux des hommes, en procurant leur bien de tout leur pouvoir^.
J'ai remarqué^ dans les saintes Lettres que Dieu se moque souvent des idoles qui portent si injustement le titre de dieux ; mais entre les autres reproches [p. ix] par lesquels il se rit [djes*^ peuples aveugles qui leur donnent un nom si auguste, celui-ci me semble fort considérable : Où sont vos dieux, leur dit-il, dans les- (jveh vous avez mis votre confiance? Si ce sont des dieux véritables, qu'ils viennent à votre secours et qu'ils [vous] protègent dans vos besoins. C'est une indignité insupportable de porter le titre de Dieu sans soutenir un