CARÊME DU LOUVKE. II« DIMANCHE
5 mars 101)2.
Le sermon sur la Prédication évangélique avait été suivi de deux autres dans la première semaine. Ils ne nous ont pas été conservés ^. Dès le début de la seconde semaine, Bossuet prit l'évangile du jeudi, celui du Mauvais riche, pour sujet des trois discours qu'il avait à prononcer. Le dimanche, il prêcha la mort du Mauvais riche ; le mercredi, sa damnation (seiinon sur l'Enfer) ; le vendredi, il trouva, dans le contraste entre la destinée de ce voluptueux impitoyable et celle du saint mendiant qui se traînait à sa porte, l'occasion de répondre aux objections des libertins contre la Providence. Le sermon de VEvfcr est malheureusement perdu ; Bossuet y renvoie à deux reprises dans le manuscrit de celui de la Pentecôte, 1672.
Celui que nous appellerons comme lui le sermon du Mauvais rtc/ie - est intitulé dans les éditions : Sur l'impénîtence finale. Cette formule, assez juste s'il ne s'agissait que de désigner la chute inopinée d'un mondain dans son éternité, sans autre préparation que le perpétuel enivrement de ses égoïstes jouissances, a l'inconvénient de ne pas laisser entrevoir dans l'âme de l'orateur la préoccupation de l'intérêt des pauvres, qui y tient une si grande place. L'année 1661 avait été une de ces années de disette si fréquentes au XVII® siècle : les conséquences s'en faisaient durement sentir au commencement de 1662 3.