Yar. : de sa. 7. Suivez p. 0 du manuscrit, f° 1S
b. En marge, ce teste de saint sur la marge.
SLR LA I-HOVIUENCE. 225
le jugement à la lin des biècles, il ne précipite pas le diicerneuient, qui en est une tondition nécessaLfe, et il se montre presque égal en attendaJit t,iir toute la nature humaine : Qui [eniin] seintl ^jetfntuni judiciuin destinavii post scculi finein, non priecipitat discretionem^. [p. 10] N'avez-vous pas" remarqué cette parole admirable : Dieu ne précipite pas le discernement? Précipiter les affaires, c'est le propre de la faiblesse, qui est contrainte de s'empresser dans l'exécution de ses desseins, parce qu'elle dépend des occasions, et que ces occasions sont certains moments dont la fuite soudaine ' cause une nécessaire précij)itation à ceux qui sont obligés de s'y attacher. IVIais Dieu, qui est l'arbitre de tous les temps, qui, du centre de son éternité, développe tout l'ordre des siècles, qui connaît sa toute-puissance, et qui sait que rien ne peut échapper ses mains souveraines, ha ! il ne précipite pas ses conseils. Il sait que la sagesse ne consiste pas à faire toujours les choses promptement, mais à les faire dans le temps qu'il faut. Il laisse censurer ses desseins aux fols et aux téméraires, mais il ne trouve pas à propos d'en avancer l'exécution pour les murmures des hommes. Ce lui est assez*, Chrétiens, que ses amis et ses serviteurs regardent de loin venir son jour avec lunnilité et tremblement : pour les autres, il sait où il les attend ; et ^ le jour est marqué pour les punir '' : Quonuini jyrospicit quod veniet dieu eju^s ^.
INIais cependant [p. 11] *, direz-vous, Dieu fait souvent du bien aux méchants, il laisse souffrir de grands maux aux justes; et quand un tel désordre ne durerait qu'un moment, c'est toujours quelque chose contre la justice. Désabusons-nous, Chrétiens, et entendons aujourd'hui la différence des biens et des maux. Il y en a de deux sortes : il y a les biens et les maux mêlés, qui dépendent de l'usage que nous en faisons. Par exemple,