‹ Œuvres oratoires de Bossuet (volume 2)Chapitre 172 sur 552 · Sap., II, 21. — Ms : IIii:C cou:!!- tioii · texte numérisé non relu

Sap., II, 21. — Ms : IIii:C cou:!!- tioii

dri avérant...: erreur de UKUioire, ><. Var. : trop tard.

d'dLi une tiiaduction tien e«cifte. 'J. Var. : du picl (fuitlù/né.i'Jucé)

b. Var. : (dans uuk; pre.u^ere ré-

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voyaient pas que cette publique impunité les avertissait liautenient de Pextrême rigueur de ce tiernitr jour. Oui, j'attesite le Dieu vivant qui donne dans toub les .siècles des marques de sa vengeance : les châtiments exemplaires qu'il exerce sur C|uelques-uns ne me semblent pas si terribles que l'impunité de tous les autres. S'il punissait ici tous les criminels, je croirais toute sa justice épuisée, et je ne vivrais pas en attente d'un discernement plus redoutable \ Âlaintenant sa douceur même et sa patience ne me permettent pas de douter qu'il ne faille attendre un grand changement^. Non, les choses ne sont pas encore en leur j^lace fixe^. Lazare souffre encore, quoique innocent ; le mauvais riche, quoique coupable, jouit encore de cjuclque repos : ainsi, ni la peine ni le repos ne sont pas encore où ils doivent être. Cet état est violent, et ne peut pas durer toujours. Ne vous y fiez pas, ô hommes du monde : il faut Cjue les choses changent. Et, en effet, admirez la suite : Mo7i fils, tu as reçu des hiens en ta vie, et Lazare aussi a reçu des inaux. Ce désordre se pouvait souffrir [p. 15] durant les temps de mélange, où Dieu i)réparait un plus grand ouvrage ; mais, sous un Dieu bon et sous im Dieu juste, une telle confusion ne pouvait pas être éternelle*. C'est pourquoi, poursuit Abraham, maintenant que vous êtes arrivés tous deux au lieu de votre éternité, nunc autem, une autre disposition se va commencer, chaque chose sera en place, la peine ne sera plus séparée du coupable à qui elle est due, ni la consolation refusée au juste qui l'a espérée : Nunc autein hic consolatur, tu vero cruciaris. Voilà, Messieurs, le conseil de Dieu exposé fidèlement par son Écriture ; voyons maintenant en peu de paroles quel usage nous en devons faire : c'est i)ar où je m'en vai[s] conclure.

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