Var. : de Jésuî-Chiist et de son éblouit
Èr'li'e. 4. Var. : iioii. non, je .«ais...
2. Var. : tout furieux, — tout frc- .ô. Var. : en confiant A ses Hoini. nii5?ant. 6- Var. : inonai<]nes.
.^. Var. : (lu'en vérité il fait peu 7. t*. Aug^., De Civil- Dei, lib. V,
d"état de toute celte i>oinj)e qui non? c.\i>. .\xiv.
Ainsi la foi de la Providence, en mettant toujours en vue aux enfants de Dieu la dernière décision, leur ôte l'admiration de toute autre chose ; mais elle [p. 10] fait encore un plus i^rand effet : c'est de les délivrer de la crainte. Que craindraient-ils, Chrétiens ? Rien ne les choque, rien ne les offense, rien ne leur répugne. Il y a cette différence remarquable ^ entre les causes particulières et la cause universelle du monde, que les causes particulières se choquent les unes les autres : le froid combat le chaud, et le chaud attaque le froid. Mais la cause première et universelle, qui enferme dans un même ordre et les parties et le tout, ne trouve rien qui la combatte, parce que, si les parties se choquent entre elles, c'est sans préjudice du tout ; elles s'accordent avec le tout, dont elles font l'assemblage par leur contrariété et leur discordance'.
Il serait long. Chrétiens, de démêler ce raisoiniement ; mais, pour en faire l'application, quiconcjue a des desseins particuliers, quiconque s'attache aux causes particulières, disons encore plus clairement, qui veut obtenir ce bienfait du Prince, ou qui veut faire sa fortune par la voie détournée "*, il trouve d'autres prétendants (jui le contrarient, des rencontres inopinées (jui le traversent : un ressort ne joue pas à temps, et la machine s'arrête ; l'intrigue n'a pas son effet ; ses espérances s'en. vont en fumée. Mais celui qui s'attache immuablement au tout et non aux parties, non aux causes prochaines, aux puissances, à la faveur, à l'intrigue, mais à la cause première et fondamentale, à Dieu, à sa volonté, à sa providence, [p. 20] il ne trouve rien qui s'oppose à lui, ni qui trouble * ses desseins : au contraire, tout concourt et tout coopère à l'exécution de ses desseins, parce que tout concourt et tout coopère, dit le saint Apôtre, à l'accomplissement de son salut, et son salut est sa grande affaire ; c'est là que se rédui-