Homil. in dict. Apost. de dor- zier
CARi^ME DU l.orVRE. POUR LA FÊTE DE
LWXXOXCI AÏION DE LA SAINTE \IERGE.
Samedi, 25 mars 1662.
Écrit hàtivoinent, mais écrit d'inspiration, ce discours' est parfaitement digne de ceux qui le précèdent et de ceux (pii le %ont sui\re.
f)n remarquera, dans la péroraiscm, la liberté apostolique avec Ia(|nelle, cette fois encore, l'orateur chrétien s'adresst^ à Louis XIV. Pour comprendre la portée de ces paroles, il faut se rappeler que ce princ-e, aussi indigent en vcrti^ que riche en royales qualités, était alors, malgré son récent mariage et la naissance d'im dauphin, déjà tout éjjris de cette Louise <le La Vallière, que nous verrons plus tard expier si héroïïjuemcnt sa part de complicité dans les désordres du monarque.
Sic Dois cHhwll miiiKhnii , u( Filiuin guiim iiiii<iciiil mu dard. (Joai)., m, ICi.)
I^es Juifs infi(!oIt>s et cndurc-is ont reprorhc autrefois à notre Sauveur ce qu'étant, un homme mortel, il ne craionait pas de se faire Dieu » et de s'attribuer un nom si auguste : Tu ho7tîo cuni sis, facis tcipsiiin Dciim~. Sur quoi saint Athanase remarque ' que les miracles visil)les par les(juels il faisait connaître sa divinité devaient leur fermer la houclie ; et qu'an lieu de lui demander pourquoi, étant homme, il se faisait Dieu, ils devaient lui deaunider J>ien ]>liitr>t })our(jnoi, étant Dieu, il s'étail fait liomme. Alors il \vuv aurait répondu : Dieu a tant aimé le monde ! Ne demandez pas de raison d'une chose <iui n'en i)eut avoir ^ : l'amour de Dieu s'irriterait, si on cherchait autre part ({u'en son