Var. ; *ceg yeux qu'elle rendait
lontiers sur eux. Il a soif, dit saint CJréooire de Nazianze % mais il a soif qiCon ait soif de lui. Recevoir de sa bonté, c^est lui hicnfaire ; exiger de lui, c'est Vobliger ; et il aime si fort à donner, que'la demande même à son égard tient lieu dhin présent'. Le moyen le plus assuré pour obtenir son secours, est de croire qu'il ne nous manque pas ; et j'ai appris de saint Cyprien, « qu'il donne toujours à ses serviteurs autant qu'ils croient recevoir ; tant il est bon et magnifique : Dans credentihus tantum quantum se crédit capere qui sumit^. »
Ne doutez donc pas, Chrétiens, si votre conversion est possible. Dieu vous promet son secours : est-il rien, je ne dis pas d'impossible, mais de difficile avec ce soutien? Que si l'ouvrage de votre salut ^, par la grâce de Dieu, est entre vos mains, « pourquoi voulez-vous périr, maison d'Israël?... Et quarc mo7-iemini, domus Israël ?... nolo mortem morientis ^. Convertissez-vous, et vivez. » Ne dites pas toujours : Je ne puis. Il est vrai, tant que vous ne ferez pas le premier pas, le second sera toujours impossible; quand vous donnerez tout à votre humeur et à votre pente naturelle, vous ne pourrez vous soutenir contre ce torrent, etc. — Mais que cela soit possible, trouverai-je quelque douceur dans cette nouvelle vie dont vous me parlez? — C'est ce qui nous reste à considérer.
Deuxième Point.
[P. i] Je n'ai pas de peine à comprendre que les pécheurs en souffrent beaucoup "^ quand il faut tout à fait se donner à Dieu, s'attacher à un nouveau maître et commencer une vie nouvelle. Ce sont des choses, Messieurs, que l'homme ne fait jamais sans quelque crainte ; et si tous les changements nous étonnent, à plus forte raison le plus grand de tous, qui est celui de la conversion. Laban pleure amèrement, et ne se peut consoler