Orat. Xt>. salut
2. Var.: lui est un présent. 5. Ezech., xviii, 31, ;V2. — il-;. : .'{. Epist. vni ad Mari, et Conf. morttm peccat<jii!S.
— Ms. : Ep. ad Donat. 0. C'est-à-diretsouffreîit bea.u'C'.;p
4. Vàr. : Que si votre salut... — de peine. Édit. : Que si l'ouvrage de votre
SLR l'efficacité OE LA PENITENCE. 309
de ce qu'on lui a enlevé ses idoles : Cur juratus es deos mens ' ? [.e peuple insensé s'est fait des dieux qui le précèdent, des dieux qui touchent ses sens; et il danse, et il les admire, et il court après, et il ne peut souffrir qu'on les lui ôte. Ainsi l'homme sensuel, voyant qu'on veut abattre par un coup de foudre ces idoles pompeuses qu'il a élevées '^, rompre ces attachements trop aimables, dissiper toutes ces pensées qui tiennent une si grande j)lace en son cœur malade, il se désole sans mesure^ : dans un si grand changement, il croit que rien ne demeure en son entier, et qu'on lui ôte même tout ce qu'on lui laisse. Car, encore qu'on ne touche ni à ses richesses, ni à sa puissance, ni à ses maisons superbes, ni à ses jardins délicieux, néanmoins il croit perdre tout ce qu'il possède, quand on lui en prescrit * un [p. ii] autre usage que celui qui lui plaît depuis si longtemps. Comme un l'.onniie (jui est assis à une table délicate, encore que ^ vous lui laissiez toutes les viandes, il croirait toutefois perdre le festin, s'il perdait tout à coup le goût qu'il y trouve et l'appétit qu'il y ressent ; ainsi les pécheurs, accoutumés à se servir de leurs biens pour contenter leur humeur et leurs passions, se persuadent que tout leur échappe, si cet usage leur manque. Quoi ! craindre ce ((u'on aimait, n'aimer plus rien que pour Dieu! Que deviendront ces douceurs et ces complaisances, et tout ce qu'il ne faut pas penser en ce lieu ''? Que ferons-nous donc? que penserons-nous? Quel objet, r(uel plaisir, quelle occupation? Cette vie réglée leur semble une mort, parce qu'ils n'y voient plus ces délices, cette variété f|ui charme les sens, ces égarements agréables où '^ ils semblent se promener avec liberté, ni enfin toutes les autres choses sans lesquelles ils ne trouvent pas la vie supportable.
Que'' (hrai-je ici. Chrétiens? Comment ferais-je goûter aux mondains des douceurs qu'ils n'ont jamais ex-