Ps. Lxxxr. fi, 7. surcharge, les ancienr\e3 éditions se
4. L'auteur, dans son premier pro- sont trompées dans l'interprétation jet, avait d'abord conclu immédia- de ce passage. — M. Gazier lit : tement par la citation de saint Gré- f( lia même reçu de Dieu par l'usage goire de Nazianze qu'on lira un peu des affaires une certaine ex[iérienplusloin(t'oy.p..3ti?!,n. .5, la variante). ce... )VCe n'est pas, croyons-nous. Après coup, il se décide à introduire la vraie leçon.
ici les idées contenues dans une pc- 8. Prov., xfi. 10.
les 'déterre, pour ainsi dire, du fond des abîmes où ils cherchaient un vain asile. Combien donc lui est-il facile de s'imaginer que les mains et le regard ^ de Dieu est inévitable! Mais quand il voit les peuples soumis, obligés, dit l'Apôtre ", à lui obéir, non seulement pour la crainte, mais encore pour la conscience, peut-il jamais oublier ce qui est dû au Dieu vivant et éternel, à qui tous les cœurs parlent, pour qui ^ toutes les consciences n'ont plus de secret? C'est là, c'est là, sans doute, que tout ce qu'inspire le devoir, tout ce qu'exécute la fidélité, tout ce que feint la flatterie, tout ce que le Prince exige"* [p. 8] lui-même de l'amour, de l'obéissance, de la gratitude de ses sujets, lui est une leçon perpétuelle de ce qu'il doit à son Dieu, à son souverain. C'est pourquoi "" saint Grégoire de Nazianze, I)rêchant à Constantinople en présence des empereurs, les invite par ces beaux mots ^ à réfléchir sur eux-mêmes pour contempler la grandeur de la Majesté divine : O monarques, respectez votre pourpre; révérez votre propre autorité, qui est un rayon de celle de Dieu ; connaissez le grand mystère de Dieu en vos personnes : les choses célestes ^ sont à lui seul, il partage avec vous les inférieures ; soyez donc les sujets de Dieu comme vous en êtes les images *.
Tant de fortes considérations doivent presser vivement les rois de mettre l'Évangile sur leur tête, d'avoir toujours les yeux attachés à cette loi supérieure, de ne se permettre rien de ce que Dieu ne leur permet pas, de ne souffrir jamais que leur puissance s'égare hors des bornes de la justice chrétienne. Certes ils donneraient au Dieu vivant un trop juste sujet de reproche,