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2. Xole marp'iunle : ('kjiix-h'i !-e 3. Nnm., xxrir. 10. croient de frrands pccheursi : cens-ci 4. Apoc, ii. 24.
fe persuadent souvent qu'ils sont d';
SUR LA HAINE DE LA VÉRiTK. 39
^nction véritable, et des désirs qui semblent sincères pour des résolutions (iéterminées. Mais ^ je veux encore vous accorder que le désir peut être sincère ; mais ce sera toujours un liésir et non une résolution déterminée, c'est-à-dire ce sera toujours une fleur, mais ce ne sera jamais un fruit : et c'est ce que Jésus-Christ cherche sur ses arbres.
Pour nous détromper, Chrétiens, des tromperies de notre amour-propre, la règle est de nous juger par les œuvres. C'est la seule règle infaillible, parce que c'est la seule que Dieu nous donne. Il s'est réservé de juger les cœurs par leurs dispositions intérieures, et il ne s'y trompe jamais. Il nous a donné les œuvres comme la marque pour nous reconnaître : c'est la seule qui ne trompe pas. [P. xv] Si votre vie est changée, c'est le sceau de la conversion de votre cœur. Mais prenez garde encore en ce lieu aux subtilités de l 'amour-propre. Prenez garde qu'il ne change un vice en un autre, et non pas le vice en vertu; <iue l'amour du monde ne règne en vous sous un autre titre ; que ce tyran, au lieu de remettre le trône à Jésus-Christ, le légitime seigneur, n'ait laissé un successeur de sa race^, enfant aussi bien que lui de la même convoitise. Venez à l'épreuve des œuvres ; mais ne vous contentez pas de quelques aumônes ni de quelque demi-restitution. Ces œuvres dont nous parlons, qui sont le sceau de la conversion, doivent être des œuvres pleines devant Dieu, comme parle l'écriture sainte: Non inverùo opéra tua pUna coram Deo [meo] ^ ; c'est-à-dire qu'elles doivent embrasser toute l'étendue de la justice chrétienne et évanorélique.
Après avoir montré de quelle sorte l'amour-propre convertit les hommes, je vous ai promis de vous dire comment il fait semblant d'allumer fp. xvi] leur zèle.
Je l'expliquerai en un mot : c'est qu'il est naturel à l'homme de vouloir tout régler, excepté lui-même. Un tableau qui n'est pas posé en sa place choque la justesse
1. «Ce »n^ (S est ajouté après coup, cette phrase; Bossuet ne les aura
Bans que Bossuet ait pris le temps pas tons prononces. Cette ébauche
de voir qu'il y aurait ainsi uuerépc- n'e.'t pas prête pour la récitation. titiou et d'effacer peut-être le viaia 2. Souligné roiu- l'importance,
qui coiumence la phrase suivante. l> 3. Apoc, il' , ï.
(Gandar.) — Il y on a trois dans
40 CARÊME DEb CAHMÉLITES.
de notre vue ; nous ne souffrons rien au prochain, nous n'avons de la facilité ni de l'indulgence pour aucune faute des autres. Ce grand dérèglement vient d'un bon principe, c'est qu'il y a en nous un amour de l'ordre ci de la justice qui nous est donné pour nous conduire. Cette inclination est si forte qu'elle ne peut demeurer inutile; c'est pourquoi, si nous ne l'occupons au dedans de nous, elle s'amuse au dehors, elle se toui-ne à régler les autres, et nous croyons être fort zélés quand nous détestons le mal dans les autres. Il plaît à l'aniour-pro})rf que nous exercions, ou plutôt que nous consumions e! que nous épuisions ainsi notre zèle.
[P. XVII ] Faites ce que vous voulez qu'on vous fasse ^ ; employez pour vous la même mesure dont vous vous servez pour les autres : toutes les ruses de l 'amourpropre seront éventées. N'ayez pas deux mesures, l'une pour le prochain et l'autre pour vous, car c^est cJiose abominable devant le Seigneur '. N'ayez pas une petite mesure où vous ne mesuriez que vous-même, i)our régler vos devoirs ainsi qu'il vous plaît ; car cela attire la colère de Dieu : Mensura miner inv plena ^, dit le ])rophète [Michée] ^ Prenez la grande mesure du christianisme, la mesure de la charité ; mesure pleine et véritable, qui enferme le prochain avec vous, et qui vous range tous deux sous la même règle et sous les mêmes devoirs, tant de l'équité naturelle que de la justice chrétienne.
Ainsi ce grand ennemi de la vérité intérieure, l'amourpropre, [sera] détruit en nous-mêmes ; mais, s'il vit encore, voici C}ui lui doit donner le coup de la f p. \vi;i j mort : la vérité dans les autres hommes, conv;nit(]uanf et l'éprenant les mauvaises œuvres. C'est le dernier effort qu'elle fait, et c'est là qu'elle reçoit les pins grands outrages,
[Troisième Point.]
[P. a\ S'il appartient à la vérité de régler les hommes et de les juger souverainement, à plus forte raison,