Cf.L. Batterel, ^f('moires dômes- p
tiq^iies pour iervir à l'hittoire Je 4. AnjourcThni temple protestant
rOratoirt (édit. Ingold, Paris, 1913, de la rue Saint-Honoré.
t. Il, p. 322-329). .5. Godeau, qu'on continuait sou-
2. Plus de manuscrit. Deforis l'a- vent h appeler évêque de Grasse vait reçu de l'abbé de La Motte, (lG3t)-1653), bien qu';iprèâ avoir
; ancien vicaire général de Tévéque réuni les deux sièges de Grast^e et de
de Troyes. Reperdu depuis. Vence, il n"eût conservé que le
2. Correspotidaiice de Bossuet second à partir de 1653. (édit. des Grands écrivains), t. II,
404 OHM^ON FINÈBRF,
Qui heite inivuinl [jt-eàbiituri, duplici huiiore diçiu'i habifcuitur.
Les prêtres ^ qui o:oiivernent sngement doivent être tenus dignes d'un double honneur.
(I Tim., V, 17.)
Je commencerai ce discours en faisant au Dieu vivant des reniercînients solennels, de ce que la vie de celui dont je dois prononcer l'éloi^e a été telle, par sa grâce, que je ne rougirai point de la " célébrer en ]>résence de ses iiaints autels et au milieu de son Ëulise. Je vous avoue, Chrétiens, que j'ai coutume de i)laindre les prédicateurs lorsqu'ils font les panégyricjues funèbres des princes et des grands du monde. Ce n'est pas que de tels sujets ne fournissent ordinairement de nobles idées : il est beau de découvrir ■' les secrets d'une sublime politique, ou les sages tempéraments d'une négociation importante, ou les succès glorieux de quelque entreprise militaire. I/édat de telles actions semble illuminer un discours; et le bruit qu'elles font déjà dans le monde aide celui (pli parle à se faire entendre d'un ton plus ferme et plus magnifique. Mais la licence et l'ambition, compagnes presque inséparables des grandes fortunes, mais l'intérêt et l'injustice, toujours mêlés trop avant dans les grandes affaires du monde, font qu'on marche parmi des écueils ; et il arrive ordinairement que Dieu a si peu de part dans de telles vies, qu'on a peine à y trouver quelques actions qui méritent d'être louées par ses ministres.
Grâces à la miséricorde divine, le Révérend Père Bovirgoing, supérieur général de la congrégation de l'Oratoire, a vécu de sorte ^ que je n'ai point à craindre aujourd'hui de pareilles difficultés. Pour orner une telle vie, je n'ai pas besoin d'emprunter les fausses couleurs de la rhétorique, et encore moins les détours de la flatterie. Ce n'est pas ici de ces discours où l'on ne parle qu'en tremblant, où il faut plutôt passer avec adresse
1. Pas de traduction dans les ex- ravons vu ailleurs faire cette niÔRie t'-'aits faits sur la copie de Batterel. correction, qu'on croyait nécessaire