Yar. : raconter. et Ftm nt/uei' sur Ur oninnuane, t
4. Deforis : de telle sorte. — Nous YII). Corrigé d'après }iatterel.
DU R. r. BOl'RGOING. 405
que s'arrêter avec assurance, où la prudence et la discrétion tiennent toujours en contrainte Famour de la vérité. Je n'ai rien ni à taire ni à déguiser ; et si la sniiplicité vénérable d'un prêtre de Jésus-Christ, ennemie du faste et de l'éclat, ne présente pas à nos yeux de ces actions pompeuses qui éblouissent les hommes, son zèle, son innocence, sa piété éminente nous donneront des pensées plus dignes de cette chaire. Les autels ne se plaindront pas que leur sacrifice soit interrompu par uu entretien profane; au contraire, celui que j'ai à vous faire vous proposera de si saints exemples qu'il méritera de faire partie d'une cérémonie si sacrée, et qu'il ne sera pas une interruption, mais plutôt une continuation du mystère.
N'attendez donc pas. Chrétiens, que j'appliijue au Père Bourgoing- des ornements étrangers, ni que j'aille rechercher bien loin sa noblesse dans sa naissance, sa gloire dans ses ancêtres, ses titres dans l'antiquité de sa famille ; car encore qu'elle soit noble et ancienne dans le Nivernais, où elle s'est même signalée depuis plusieurs siècles par des fondations pieuses, encore ([ue la grand' chambre du Parlement de Paris et les autres compagnies souveraines aient vu les Bourgoings, les Le Clercs \ les Friches, ses parents paternels et materiiels, rendre la justice aux peuples avec ime intégrité exemplaire, je ne m'arrête pas à ces choses, et je ne les touche qu'eu passant. \ ous verrez le Père Bourgoing illustre d'une autre manière, et noble de cette noblesse que saint Grégoire de Nazianze appelle si élégamment la noblesse personnelle": vous verrez en sa personne un catholique zélé, un chrétien de l'ancienne mar(|ue, un théologien enseigné de Dieu, un jirédicateur apostolique, ministre non de la lettre, mais de l'esprit de l'Évangile ; et, pour tout dire en un mot, un prêtre digne de ce nom, un prêtre de l'institution et selon l'ordre de Jésus-Christ, toujours prêt à être victime ; un prêtre, non seulement prêtie, mais chef par son mérite d'une congrégation de
1 . F>;itlciel : les Clercs. — L'usa- tlo plusieurs personnes portant le ge de Bossuot était en etfet de don- même nom. Deforis n rectifié l'orner toujours aux nom? propres le tliograplio. signe du filuriel, dus iiu'il s'agissait 2. Urat. xxviii. (nunc XXVl).
saints prêtres, et que je vous ferai voir, par cette raison, digne vcritahlcnicnt (/'j//i ^ double honneur, selon le ju'écepte <ie l'Apôtre '', et pour avoir vécu saintement en Tesprit fin sacerdoce, et pour avoir élevé dans le' même esprit la sainte conij,régation qui était connnise à ses soins. C'est ce que je me propose de vous expli(iuer dans les deux points de ce discours.
Suivons la conduite de l'esprit de Dieu ; et avant (pie de voir un prêtre à l'autel, voyons comme il se prépare à en approclier. La préparation pour le sacerdoce n'est pas, comme plusieurs pensent, une application de quelcjues jours, mais uiîe étude de toute la vie : ce n'est pas un soudain effort de l'esprit pour se retirer du vice, mais une longue habitude de s'en abstenir ; ce n'est pas inie dévotion fervente seulement par sa nouveauté, mais affermie et enracinée par un grand usage. Saint Grégoire de Nazianze a dit ce beau mot du grand saint Basile : Il était prêtre, dit-il *. avant même que d^être prêtre; c'est-à-dire, si je ne me trompe, il en avait les vertus, avant que d'en avoir le degré : il était prêtre l)ar son zèle, par la gravité de ses mœurs, par l'innocence de sa vie, avant que de l'être par son caractère. Je puis dire la même chose du Père Bourgoing : toujours modeste, toujours innocent, toujours zélé comme un saint prêtre, il avait j)révenu son ordination. Il n'avait pas attendu la consécration mystique, il s'était, dès son enfance, consacré lui-même par la pratique persévérante de la piété ; et se tenant toujours sous la main de Dieu par la soumission à ses ordres, il se préparait excellennnent à s'y abandonner tout à fait par l'imposition des mains de l'évêcpie. Ainsi son innocence l'ayant disposé à recevoir la ])lénitude du Saint-Kspril \mr l'ordination sacrée, il aspirait sans cesse à la perfection du sacerdoce; et il ne faut pas s'étonner si, ayant re>|)rit tout rempli des obligations de son ministère, il entra