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sans délibérer dans le dessein glorieux de l'Oral oire fie Jésus, aussitôt qu'il vit paraître cetle in>tilu1 ion, ({ui avait })our son l'ondenient le désir de la perleclion sacerdotale.
L'École de théologie de Paris, ({ue je ne puis nonuner sans éloge, quoicjue j'en doive parler avec modestie, est de tout temps en possession de donner ^ des honnnes illustres à toutes les grandes entreprises ciui se font pour Dieu. Le Père Bourgoing était sur ses bancs, faisant retentir toute la Sorboinie du bruit de son esprit et de sa science. Que vous dirai-je, Messieurs, qui soit digne de ses mérites ? Ce qu'on a dit de saint Athanase ; car les grands hommes sont sans envie, et ils prêtent toujours volontiers les éloges qu'on leur a donnés à ceux qui se rendent leurs imitateurs. Je dirai flonc du Père Bourgoing ce qu'un saint a dit d'un saint, le grand Grégoire du grand Athanase % que, durant le temps de ses études, il se faisait admirer de ses compagnons ; qu'il surpassait de bien loin ceux qui étaient ingénieux, par son esprit ; ceux qui étaient laborieux, par son travail ^ ; ou bien, si vous le voulez, qu'il surpassait en esprit les plus éclairés, en diligence les plus assidus, enfin en l'un et en l'autre ceux qui excellaient en l'un et en l'autre.
En ce temps, Pierre de Bérulle, honnne vraiment illustre et recommandable, à la dignité du({uel j'ose dire (jue même la pourpre romaine n'a rien ajouté, tant il était déjà relevé par le mérite de sa vertu et de sa science, commençait à faire luire à toute l'Eglise gallicane les lumières les plus pures et les plus sublimes du sacerdoce chrétien et de la vie ecclésiastique. Son amour immense pour l'Eglise lui inspira le dessein de former une compagnie, à laquelle il n'a point voulu doinier d'autre esprit (jue l'esprit même de l'Eglise, ni d'autres règles que ses canons, ni d'autres su[)érieurs que ses évêques, ni d'autres liens'* que sa charité, ni d'autres vœux solennels que ceux du baptême et du sacerdoce. Là, une