II Cor.. X. 4, 5. 4. Var. : plus forte
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r,a parole de TËvaiigile sortait de sa lK)Uche, vive, pénétrante, animée, toute pleine d'esprit et de feu. Ses sermons n'étaient jms le fruit d'une étude lente et tardive, mais d'une céleste ferveur, mais d'une prompte et soudaine illumination : c'est pourquoi deux jours lui suffisent pour faire l'oraisoji funèbre du ^rand cardinal de Bérulle, avec l'admiration de ses auditeurs. Il n'en emploA-a pas l)eaucoup davantage à ce beau pané<>:yri(iue latin ^ de saint Philippe de Néri, ce prêtre si transporté de l'amour de Dieu, dont le zèle était si crand et si vaste que le monde entier était trop petit pour l'étendue de son cœur, pendant que son cci'ur même était trop petit pour l'immensité de son amour. Mais dois-je m'arrêter ici à deux actions particulières du Père IJourgoing, puiscpie je sais qu'il a fourni de la même force la carrière de plusieurs carêmes dans les chaires les plus illustres de la France et des Pays-Bas, toujours pressant, toujours animé, biinicrc ardente el luhanle^, qui ne brillait que pour écliauft'er, (|ui cherchait le cœur par resj)rit, et ensuite captivait resi)rit par le cœur ? D'où lui venait cette force .'' C'est, mes Frères, qu'il était plein de la doctrine céleste ; c'est cju'il s'était nourri et rassasié du meilleur suc du christianisme; c'est qu'il faisait régner dans ses sermons la vérité et la sagesse : l'élo(|uence suivait connue la servante, non recherchée avec soin, mais attirée par les choses mêmes. Ainsi « son discours se répandait à la manière d'un torrent ; et s'il trouvait en son chemin les fleurs de l'élocutif)n, il les entraînait ])lutôt après lui par sa propre impétuosité, ciu'il ne les cueillait avec choix pour se jiarer d'un tel ornement : Fertur quippe impelu siio ; et cloeut'ionis pulclniliullnem, -•'?* occurrerit, vi reniiii rapll, non eiini decorifi f/.s.s»//u'f *. )) C'est l'idée de l'éloquence (jue donne saint Augustin aux prédicateurs, et ce qu'a pratifiué celui dont nous honorons ici la mémoire.
Après, ces fonctions publiques, il resterait encore, Messieurs, de vous faire voir ce saint lionnne dans la conduite des âmes, et de vous y faire admirer son zèle,