Cf. I Cor., XI, 1. V, 5 ; et I Thess., ir
AUX \()U\'KLLES CATHOLIQUES.
Le troisième ■ vendredi de (barème. 1()G3.
Ce serait ))CT(lrc sou temps que de iliorrlier les sermons d'un Carême an \'al de-Châce, qu'on essnyait jadis de placer en cette année. Gandar 2 prouve qu'il faut rejeter « ce que tons les biographes, tous les critiques, tous les éditeurs de sermons ont pu dire » de cette station imaginaire. I.edieu, à qui Deforis, Maury, et tant d'autres en ont emprunté l'idée, n'en avait parlé, du reste, qu'avec ime prudente réserve dans ses Mémoires. L'orateur de cette année, ce à l'abbaye royale des Bénédictines du Val-de-Gràce », était a le R. P. de la Xoiie-Bouet, chanoine régulier de Saint-\'ictor •'. » Les discours que l'abbé \'aillant, A. Floquet, F. Lâchât assignaient à ce prétendu Carême, appartiennent au Carême des Carmélites : on les a lus dans le \oIume précédent,
-Mais Bossuet étiit annoncé dans la Liste vérila1>le et ijénérale (le.i prétlieateiirs pour un sermon aux Nouvelles Catliolifiucs, le troisième vendredi de carême. Il n'est pas douteux ([ue ce soit celui que nous donnons ici. Le manuscrit^ est presque identique à ceux du Carême du Louvre, et il y renvoie. Il sera mentionné à son tour sur l'enveloppe d'un sermon sur VA umôi^e, en IMP,. A cette dornière date, l'aspect des manuscrits sera notablement changé; kl modification est sensible dès 166i,
Deus teniavit eos, et i)ivcnit illos dig)ios se.
Dieu les a mis à l'épreuve, et les a trouvés dignes de lui.
(Sap., III, 5.)
I.e serviteur est bien heureux lorsque son maître (laii^ne éprouver sa fidélité, et le soldat doit avoir beau-
1. Deuxième vendredi pour les tionale, Lk, 6743, RéserveV modernes, qui comptent à partir 4. Ms. fr.. 12824, f. 2.59-270. — C<s (lu premier dimanche, et non. com- sermon .<e trouve re'égni-, d;ins le» me on f;ii?riit ;dor>, à partirihi mer- i'dition!<, à la suite de la fête de ciedi des Cendre,'?. Y Exaltation f/c la Sainte Croix,
2. Btiffiirt or/i/riir, p. 204 et .'>tl. .«ous ce titre : Eïhor(ntion a'i.v .Vo'i- .'î. Listf i-fiifrittlp et ffi'iit'iale de relhs Catholiques et 'î la charité en
tous 1rs Prédicateurs. (Biblioth. Xa- leur faveur.
coup d'espérance lorsqu'il voit aussi que son capitaine met son courage à l'épreuve : car, comme on n'éprouve pas en vain la vertu, l'essai qu'on fait de la leur leur est un gage assuré et des emplois qu'on leur veut donner, et des grâces qu'on leur prépare : d'où il est aisé de comprendre combien l'Apôtre a raison de dire que « l'épreuve produit l'espérance : Prohatio vcro spem ^ . » C'est ce qui m'oblige. Messieurs, pour fortifier l'espérance dans laquelle doivent vivre les enfants de Dieu, de vous parler des épreuves qui en sont le fondement imnmable ; et je vous exposerai plus au long les raisons particulières qui m'engagent à en traiter dans cette assemblée, après avoir imploré le secours d'en haut par l'intercession de la sainte Vierge. [Aue, Maria.}
[P. 1] Comme c'était de l'or le plus affiné" cjue les enfants d'Israël consacraient à Dieu, pour faire l'ornement de son sanctuaire, la vertu doit être la plus épurée, qui servira d'ornement au sanctuaire céleste et au temple qui n'est point ^ bâti de main d'homme. Dieu a dessein d'épurer les âmes, afin de les rendre dignes de la gloire, de la sainteté, de la magnificence du siècle futur ; mais, afin de les épurer et d'en tirer tout le fin, si je puis parler de la sorte, il leur prépare aussi de grandes épreuves. Et je remarque"*. Messieurs, qu'il y en a de deux genres : l'épreuve de la pauvreté et celle de l'abondance. Car non seulement les afflictions, mais encore les prospérités, sont une pierre de touche à laquelle la vertu se peut reconnaître. Je l'ai appris du grand saint Basile, dans cette excellente homilie qu'il a faite sur l'avarice ""; et saint Basile l'a appris lui-même des Écritures divines.
[P. 2] Nous lisons dans le livre du Deutéronome * : « I,e Seigneur vous a conduit par le désert, afin de vous affliger et de vous éprouver tout ensemble : Adduxit te Dominus Dcus tiius qiiadragînto annh per dcscrtum, ni affligerct te atque tcntan't '' : voilà l'épreuve par l'af-
l.Rom.. V. 4. de lecture.)
2. Var. : C'était àe Tor leplusfin. 5. Homil. de Arork.. n. 1.