Apoc, III, 4. les cœurs de ceux qui m'écoutent
2. l^dit. : il vous a éprouvées par 5. Premid-re rédaction (rejetée): Et la patience, et vous a trouvées di- pendant que ces pauvres tilles sont gnes de lui : Tentavit eos, et invenit dans le feu de l'affliction.
illox diff-nos se. — Redite que l'au- 6. Var. : un cœur fraternel et
teur a supprimée eu se relisant. compatissant. — Édit.: un cœur fra-
3. Édit. : frivoles. — Faute de lec- ternel et un cœur compatissant, tnre. (Deux cœurs par personne I)
4. Phrase effacée : Mon Sauveur, 7. Var. : lit. ne le permettez pas : attendrisse/!
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vez les cœurs, et que vous aimez la simplicité ; et c'est pourquoi, Seigneur tout-puissant, je vous ai consacré, ces choses avec grande joie en la simplicité de mon cœur : Sclo, Deus meus, qiwd probes corda et simplicitatem d'digas ; unde et ego in shnpUcitate cordis mei Isetus obtuli iinivirsa hccc ^. » Vous voyez comme il reconnaît que les l)ontés de Dieu étaient une épreuve^ , et qu'il voulait éprouver, en lui donnant, s'il avait un cœur libéral, qui lui offrît ^ volontairement ce qu'il recevait de sa main.
Croyez, [p. 13] ô riches du siècle, f|u*il vous ouvre ses mains dans la même vue; s'il est libéral envers vous, c'est qu'il a dessein d'éprouver si votre âme, attendrie par ses bontés, sera touchée * du désir de les imiter. De là cette abondance dans votre maison, de là cette affluence de biens, de là ce bonheur, ce succès, ce cours fortuné de vos affaires. Il veut voir, Chrétien, si ton cœur avide engloutira tous ces biens pour ta propre satisfaction ; ou bien si, se dilatant par la charité, il fera couler ses ruisseaux sur les pauvres et les misérables, comme parle l'Écriture sainte ", car ce sont les teni})les qu'il aime, et c'est là qu'il veut recevoir les effets de ta gratitude.
Voici, Messieurs, une grande épreuve : c'est ici qu'il nous faut entendre la malédiction des grandes fortunes. L'abondance, la prospérité a coutume d'endurcir le cœur de l'homme ; l'aise, la joie, l'affiuence ^ remplissent l'âme de sorte ' qu'elles en éloignent tout le sentiment de la misère des autres, et mettent à sec, si l'on n'y prend garde, la source de la compassion. C'est pourquoi le divin Apôtre parlant des fortunés de la terre, de ceux qui s'aiment eux-mêmes, et qui vivent dans les plaisirs, dans la bonne chère, dans le luxe, dans les vanités, les appelle « cruels et impitoyables, sans affection, sans miséricorde, amateurs de leurs voluptés : Hoynines scipsos amantes, îmmites, sine a^ect'ione, sine henigni-