‹ Œuvres oratoires de Bossuet (volume 2)Chapitre 330 sur 552 · Parai., XXIX. 17. 4. Yar. ; sera attendrie. — É-lit · texte numérisé non relu

Parai., XXIX. 17. 4. Yar. ; sera attendrie. — É-lit

2. Var. (en partie effacée) ; que sera attendrie.... et ?era touchée... les libéralités que Dieu lui a faites 5. !<<., LViii. 10, 11.

lui tenaient lieu d'une épreuve. 6. Var. : la félicité.

3. Yur. : qui offrît à Dieu, 7. De sorte, pour tie telle sorte.

Sermons de Eossuet. — IV. 28

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tiitf. v<ihii>hituin (iindlorcs ' . » \(jilà une merveilleuse i'ontexlui'e (le tiualités jp. 14 j diflérentes. Vous croyiez' peut-être, Messieurs, que cet amour des plaisirs ne fût. que tendre et délicat, ou bien plaisant et flatteur; mais vous n'aviez j^as encore sonoé qu'il fut cruel et impitoyable. Mais c'est que le saint Ajjôtre, pénétrant par ri";sj)iit de Dieu dans les plus intimes replis de nos ca-urs, voyait que ces honmies voluptueux, attachés excessivement à leurs propres satisfactions, deviennent insensibles aux maux de leurs frères : c'est pourquoi il dit (|u'ils sont sans affection, sans tendresse, sans miséricorde. Ils ne regardent qu'eux-mêmes, et le prophète Isaïe représente au naturel leur véritable sentiment', lorsqu'il leur attribue ces paroles : « Ego sitm, et prieter me non est altéra'^ : Je suis, et il n'y a que moi sur la terre. » Qu'est-ce que toute cette multitude? Têtes de nul prix, et gens de néant. Penser aux intérêts des autres, leur délicatesse ne le permet pas. Chacun ne compte que soi ; et tenant tous les autres dans l'indifférence, on tâche de vivre à si')n aise dans une souveraine traïKjuilIité des fléaux qui afAvuent le reste des hommes.

() Dieu clément et juste ! ceyi'est pas pour cette raison que vous avez départi aux r?ches du monde quelf|ut' écoulement'^ fie votre abondance. Vous les avez faits grands, pour servir de père[î] à vos pauvres; votre providence a pris soin de détourner les maux de dessus leurs têtes, afin qu'ils pensassent à ceux du prochain ; vous les avez mis à leur aise et en liberté, afin qu'ils fissent leur affaire du soulagement de vos enfants. Telle est l'épreuve où vous les mettez; et leur grandeur, au contraire, les rend dédaigneux, leur abondance secs, leur félicité insensibles, encore qu'ils voient tous les jours, non tant des pauvres et des misérables, que la misère elle-même et la pauvreté en personne, pleurante et gémissante à leur j^orte.

[P. 15] O riches, voilà votre épreuve; et, afin d'y être fidèle[s], écoutez attentivement cette parole du

1. TI Tini., TU, 2-4. — Ms. : ajfec- ment dan? leur vérit^J)le .sentiment,

tione. ^iiie mifericorditi... Ci. la tra- — disposition ; — dans la véritable

diu-tion. disposition de leur cœur.

'2. Ms. : croyez. 4. Is.. xi.vir. 10.

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