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SIH I.A FI '..M M F, ADII/lÈnE. 457
miséricordes, dont nous ressentons le fruit, nous rappelle aux rigueurs horribles qui en ont été la racine. Donc, ô Jésus, ô divin Jésus, (jue vos miséricordes sont pressantes ! Ha ! dans le moment que je les ressens, je vois toutes vos plaies se rouvrir, tout votre sang se déborder. Il faut pleurer du sang, pour le mêler avec celui que vos tendresses et mes duretés, que vos bontés et [mes] ^ ingratitudes vous ont fait répandre.
Laissons-nous toucher, Clirétions, à cet excès de miséricordes, et aj^prenons aujourd'hui à voir toute l'horreur de nos crimes dans la grâce qui nous les remet. (Vo]/. Affliger et contrister l'Esprit de Dieu ".) Nolite conti-'istarc Spiritum snncium ^ : cette affliction ne marque pas tant l'injure qui est faite à sa sainteté par notre injustice, que la violence que souffre son amour méprisé et sa bonne volonté frustrée par notre résistance opiniâtre. Affliger le Saint-Esprit, c'est-à-dire l'Amour de Dieu opérant en nous pour lui gagner nos cœurs par sa bonté. Il se mesure avec nous par les tendresses de son amour, par les empressements de sa miséricorde. Combien la durelé est-elle inhérente, si elle ne s'amollit pas ! etc. *.