‹ Œuvres oratoires de Bossuet (volume 2)Chapitre 352 sur 552 · Comme la précédente, cette ci- 1640, in-fo · texte numérisé non relu

Comme la précédente, cette ci- 1640, in-fo

tation est une strophed'une hymne 3. Addition interlinéaire: et Marie.

envers iambiques, hymne de? vê- — Mais l'auteur ne met pas sa phra-

pres de la Compassion de la .Sainte se au pluriel.

Vierge,- composée par IsaaoHabert. *• -A-u lieu de cette indication,

En voici la première strophe : Deforis traduit les versets 3-8 du

„ . ch. XIV de saint Marc. Le sermon

fersTa^mls h^sHa'^"*^"'"' précédent montre qu'en pareil cas,

p'rL"s'ens doloris"^ae'mulum Bossuet ne Se bornait pas à traduire.

Maria pectus immolât. 5. Edit. : gur qui.

Leçon qu'il liovis a donnée peu de jours avant sa mort, et que l'Église lit avec l'évangile de sa Passion. Il a toujours parlé pour les pauvres ; jamais plus efficacement qu'à sa croix; et c'est (là] qu'il emploie ce qu'il a de plus pressant pour nous exciter à faire l'aumône.

La loi de la charité, l'esprit de la charité, l'effet de la charité. La loi de la charité, c'est l'obligation de la faire; l'esprit de la charité, c'est la manière de la pratiquer ^ ; l'effet de la charité, c'est que le prochain soit secouru. Il fait ces trois choses à la croix. De peur que vous ne croyiez que le devoir de la charité soit peu nécessaire, il en établit l'obligation ; de peur que vous ne la pratiquiez pas connue il veut, il vous en montre la règle ; et de peur que le moyen ne vous manque, il en assigne le fonds : le croirez-Aous, Chrétiens, que Jésus-Christ crucifié nous donne à la croix un fonds assuré, pour faire subsister les pauvres ? vous le verrez dans ce discours. Ainsi rien ne manque plus à la cliarité. Afin qu'elle soit obligatoire, il en pose la loi immuable; afin qu'elle soit ordonnée, il en prescrit la manière certaine; afin qu'elle soit effective, il donne un foufls assuré pour l'entretenir : et tout cela à la croix, connue j'espère vous le faire voir.

Premier Point.

Jésus-Christ souffrant : loi des souffrances. Ceux qui [ne] souffrent pas, quel salut, quelle espérance? Compatir. Deux seules sources de grâces: la première, source véritable; la seconde, comme un ruisseau découlé^ de là : on participe à leurs grâces en soutenant leurs souffraiices.

Hebr., X : liememoramini autem pristinos dies, in (juihiis ilbuninati magnum ccrtamen siistinuistis passionum; et in altero quidem opprobrii-s et tribulationihus spcctandum facti; in altero autem socii taliter coiiversantiuni effccti : nam et vinctis compassi cstis, et rapinam bonornm veatronim cum gaudio auscepîstis. Il les met ensemble. Donc ou l'un, ou l'aufre. Car Jésus,

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