Luc, VI, 36. examiné par saint Cyprieu
5. Coloss., m, 12. Ce prétendu passage d'Isaïe est de 0. Deforis : (( Par la seconde, il saint Pierre.
faut que la nôtre achète la sienne. » 9- I Petr., IV, 8. — Ms. : Cooperit.
— Lâchât corrige la fin de cette V. Apoc., m, 17, 18.
])hrase forgée sur le modèle de celle 10. Nouf avons donné, t. II, p. 568,
qu'on a lue plus haut, mais non le le développement auquel le manus-
comiuencemcnt, ce qui la rend inin- crit renvoie.
4G2 SKRMON DE ( HARITÉ
I/oraison. Ils font comme des gens de bien, ils veulent ajjproiher de Dieu : Me eteniiii di- die in ditm qmerunt et scire vîas 7neas volunt ; quasi ^cns qiisc jiistitiani fcccrit, [et jiidicimn Dei siii non dcnliqucrit] : rogant me judicia justifia'; appropinquore Deo volunt^. Le jeûne : Xunupiid t(de est jejunium quod elegi, per diem affligere Itoniinem animain suani ' ?
Quel est donc le remède ? Dissolve colligutiones impietatis, soJve fasciculos deprim entes ^... Frange esurienti pane m tuum "*, etc. Afin que nous entendions que, sans l'aumône, tout est inutile. Celui qui ferme ses entrailles, Dieu ferme les siennes sur lui ''.
Ce Cjui presse le plus, c'est que cette miséricorde est nécessaire au salut des âmes. Jésus-Christ à la croix pour sauver les âmes : ertrer dans ses sentiments, et tirer nos frères de toutes les extrémités qui mettent leur âme dans un péril évident. Deux conditions opposées ont pour écueil de leur salut les mêmes extrémités : les premières fortunes et les derrjières. Les uns par la j)résomption, et les autres par le désespoir arrivent à la même fin, de s'aljandonner tout à fait au vice. On aime l'oisiveté dans l'un et dans l'autre; car l'un est si abondant qu'on n'a pas besoin du travail, et l'autre si misérable qu'on croit que le travail est inutile. On ne veut travailler que pour éviter les maux extrêmes ; on y est, on n'espère plus, on s'y habitue. Plus de honte. (Il ne faut poiiit blâmer les pauvres honteux : la honte est le moyen pour les exciter au travail, et leur faire craindre la mendicité) . Ce qui est le plus horrible, dans l'un et dans l'autre état on néo^lige son âme. I^à, on y est poussé par l'applaudissement : on s'oublie soimême ; et ici, par le mépris de tout le monde on se néglige, on ne se croit pas destiné pour rien qui soit grand. La félicité est de manger : réduit à l'état des bêtes. Tels étaient ces pauvres fainéants, etc.