IbUl. 7. d"Isaïe, avec une traduction
ô. Suit un feuillet rapport!?, qui
A L'HÔriTAL GÉNÉIÎAI.. 463
En ces deux états, on oublie Dieu. Les uns, par trop de repos, les autres, par trop de misères, croient qu'il n'y a point de Dieu pour eux. Le premier, point de justice ; le second, point de bonté ; tous deux, par consécjuent, point de Dieu. C-es pauvres savaient-ils qu'il y eût un Dieu ? Lin peuple d'infidèles parmi les fidèles. Baptisés, sans savoir leur baptême. Toujours aux éylises, sans sacrements. Pour ôter les extrémités également dangereuses de ces deux états, loi de la justice divine, que les riches déchargent les pauvres du poids de leur désespoir, que les pauvres déchargent les riches d'une partie de leur excessive abondance. AHcr alterius onera portate^. (Voy. Enint^ novis.^iim [primi], p. 11.)
Prouvez aux pauvres que Dieu est leur père ; prouvez-leur les soins de sa providence. Il est bon, tant de biens qu'il donne ; cela ne les touche ])as : rien pour eux. Il a commandé de leur doinier ; rien pour eux : on n'obéit pas. Prouvez donc sensi))lenient sa bonté en donnant.
Passez à cet hôi)ital ^, nouvelle ville hors de la ville : ville des pauvres. Là, on tâche d'ôter de la j)auvreté toute la nialé(hction qu'apporte la fainéantise, de l'aire fies pauvres selon l'Ëvangile. Les enfants sont élevés^ ; les méjiages, recueillis ; les ignorants, instruits. Reçoivent les sacrements. Sachez qu'en les déchargeant, vous travaillez aussi à votre décharge. \ous diminuez son fardeau, et il diniiiuie le vôtre; vous portez le besoin qui le pres>e, il jiorte l'abondance qui vous surcharge.