Var. : mérita. bieu néceâPaive était cette grâce
■J. Trois mots omis dans l'éditioD qu'il a transpoité ensuite au début
J,achat. de son premier point.
:?. Matth., I, 21 6. Oper. imper f. cont. Jvlian., lib.
4. L'auteur avait d'abord tracé II, u.M. — ils.': in quaferi.
ici lotit le déTeloppement : <i. Cotii- 6. T(vr. : combien.
grande vigueur ^ de la rcsi.stance, voire même dans la victoire ' et dans l'honneur du triomphe, encore que nous vivions ^ sans péché, nous ne vivons pas sans péril, ayant toujours en nous-mêmes non seulement la liberté malheureuse, mais encore la facilité toute entière, et certainement trop entière '*, de céder à cet ^ ennemi. Ainsi le divin Jésus, pour être notre Jésus et nous sauver du péché dans toute son étendue, doit nous délivrer par sa grâce, premièrement de la coulpe, secondement de l'attrait, troisièmement du péril. C'est ce qu'il fait, Chrétiens, et il efface la coulpe par la grâce de la rémission, il nous sauve de l'attrait du crime par la grâce de son soutien, il nous tire de tout péril en nous conduisant à la vie heureuse, où nous n'avons plus k] craindre aucune faiblesse. C'est pourquoi le même saint! Augustin rapporte toujours à ces trois effets les trois opérations de la grâce qui nous sauve de la tyrannie du I)éché, et il dit que la coulpe en est effacée par la grâce qui nous régénère", que l'attrait et sa puissance est bridée par la grâce qui nous assiste, enfin qu'il est guéri sans retour et déraciné tout à fait par la grâce qui nous récompense ^ , Voilà, Messieurs, les trois grâces par lesquelles le Fils de Dieu nous délivre de nos péchés et se montre notre sauveur : par la première il nous justifie, par la seconde il nous exerce, par la troisième il nous couronne. En ces grâces est renfermé tout le salut que nous espérons en Notre-Seigneur. Voyons donc aujourd'hui, Messieurs, combien chacun de ces trois bienfaits nous rend redevables au Sauveur des âmes, et célébrons-les par ordre dans les trois points de ce discours.
Premier Point ^
Le fondement du salut et le conmiencement de la grâce qui nous est accordée par notre sauveur, c'est la