‹ Œuvres oratoires de Bossuet (volume 2)Chapitre 397 sur 552 · Avant cette phrase, en · texte numérisé non relu

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Troisième Point

C'Vst donc iti, Chrétiens, la dernière grâce, l'assurance, le prix, la perfection et le comble ' de toutes les autres, d'être menés à la vie où nous serons impeccables, où nous jouirons éternellement avec les saints anges de cette heureuse nécessité de ne pouvoir plus être soumis au péché. C'est là le bonheur parfait, c'est le salut accompli, c'est enfin le dernier repos qui nous est promis en Notre-Seigneur. l.e commencement de notre repos, c'est de pouvoir ne plus pécher, la fin de notre repos, c'est de ne pouvoir plus pécher; le commencement de notre repos, c'est de pouvoir être justes ; la fin de notre repos, c'est d'avoir une assurance infaillible^ de ne déchoir jamais, aux siècles des siècles, de la grâce ni de la justice.

Pour entendre ju-ofondément la différence de ces deux repos, dont l'un est la consolation de la vie présente et l'autre est la félicité de la vie future, il faut remarquer, Messieurs, que par la grâce du christianisme nous sommes très assurés que notre Dieu ne nous délaissera pas, mais nous ne sommes pas assiu'és que nous ne délaisserons pas notre Dieu; c'est-à-dire, si nous l'entendons, que nous sommes assurés de Dieu, mais toujours incertains de nous et de notre propre faiblesse. Nous sommes as^ sures de Dieu ; car nous sommes très assurés « qu'il ne quitte point, si on ne le quitte : Non deserit, nisi deseratur^. » C'est la doctrine de tous les saints Pères, c'est la foi de tous les conciles, c'est l'espérance de tous les fidèles : si quelqu'un le nie, qu'il soit anathème ! La foi ^e Dieu nous est engagée, ainsi qu'il l'a assuré par son saint prophète : « Je vous épous[erai] en foi : Sponsaho te vrihi in fide" » ; et cette parole est sacrée, cette foi est inviolable ; c'est à Jésus-Christ qu'elle est donnée, et son sang nous est le gage de sa vérité infaillible^. C'est pourquoi tous les oracles divins nous assurent que le

3. P. 28. Defons a incorporé ce 4. S. Aug., /n P*. CXLV, n. 9.

troisième poiut à celui du !<=' jau- 5. Ose., ir, 20. — lA^. Despondi te

vier lfi68. ... Et dans la traduction : « Je vous

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