Jean., XVII, 16. de même pins haut, à propos du
5. Ibid.. 0. renvoi au Ponéçi/riqiie de saint Ber- (i. Correspond à la page 314 du narà. D'ailleurs, lorsqu'en 1778, il
pr(''sent volume. imprimait le présent discours, il
7. C'est le Panégyrique de saint n'avait encore réussi à retrouver que
TÎT^f/n/. qui est désigné sous cette trois panégyriques: ceux du B.
rubrique. (Voyez le passage corres- François de Sales, de saint Sulpice
j) 'udant, t. I, p. 401,405. Lemanus- et de saint Benoit.
5iO ESQUISSE DU PANÉGYRIQUE
ne se pique guère moins de te perdre dans les autres que de te conserver en soi-même. Confessez-vous à Dieu devant ces autels, vaines et superbes beautés, dont la chasteté n'est qu'orgueil ou affectation et grimace : (juel est votre sentiment, lorsque vous vous étalez avec tant de pompe, pour attirer les regards ? Dites-moi seulement ce mot : quels regards désirez-vous attirer ? sont-ce des regards indifférents ? etc. Quel miracle, que saint Sulpice, jeune et agréable, n'ait jamais été pris dans ces pièges ! Sachant qu'il ne devait l'amour qu'à son Dieu, jamais il n'a souillé dans son cœur la source de l'amour. Ange visible.
Ses autres vertus, non vertus du monde et de commerce (Voy. sermon ^ de VHonneur du monde, p. 8, 9).
Bonne foi; probité; justice; candeur; innocence. Admirable modération. Mais peut-être ne durera-t-elle cjue jusqu'à ce qu'elle ait gagné le dessus : génie de l'ambition : Pavida cum quserit, midax cuni pcrvencrit'. (Voy. François de Sales ^, p. 7) ; devient insupportable par la faveur. Un habile courtisan disait autrefois qu'il ne pouvait souffrir à la cour l'insolence et les outrages des favoris, et encore moins, disait-il, leurs civilités superbes et dédaigneuses, leurs grâces trop engageantes, leur amitié tyrannique, qui demande d'un homme libre une dépendance servile: Contiimeliosam liumanitatem ^.
Toujours modéré. Pour se détromper du monde, il allait se rassasier de la vue des opprobres de Jésus- Christ dans les hôpitaux et dans les prisons. Images de la grandeur de Dieu dans le Prince, image de la bassesse de Jésus-Christ et de ses humiliations dans les pauvres. Ce favori de Clotaire,au[x] pied[s] d'un pauvre ulcéré, adorant Jésus-Christ sous des haillons, et expiant la contagion des grandeurs du monde ! Et cela caché ; non comme ces vertus trompeuses, qui se rendent elles-mêmes captives des yeux qu'elles veulent captivei'^