DES PLAISIRS DES SENS
Les joies des sens amollissent l'âme, affaiblissent ^ le cœur et énervent le principe de droiture qui est en nous pour résister à tous les crimes. Une espèce d'ivresse qui offusque les lumières de l'esprit et fait naître mie ardeur violente qui pousse à tout crime. Cette ivresse ne se passe pas, parce qu'elle ne prend pas le cerveau par des fumées grossières, mais le cœur par une attache très intime et très délicate. Le cœur ne résiste plus à rien. Fortitudinem mcam ad te custodiaiu'. Doit éviter l'amour des plaisirs, qui amollit le cœur et ne laisse ni force ni courage pour Dieu. Effeminarî (Tertullien). Les douceurs qui nous séduisent, les violences qui nous entraînent. Celles-là à craindre par la durée, celles-ci par la promptitude ' de leurs mouvements : celles-là nous flattent, celles-ci nous poussent par force. {Vide le sermon sur le Mauvais riche, l'^'' p. : Totum '^ .se licitis tradidit. — Quod"" non expedichal adm'm.) On n'attend pas que l'enfant se soit blessé pour lui ôter une épée. Otez la fréiiuentaiion si familière, avant qu'elle devienne un engauement *" ; ôtez le regard, avant " 'e le cœur soit percé. Ut inspirata ^ratiœ suavitate per Spiritum sanctum, faciat plus delcctarc quod praxipH, quavi delectat quod Impedit ' . Difficulté de revenir : Voient qiio nolleni'^ [pen^enerciDi].
C'est donc avec raison fiue l'Ëglise nous détache (ies })Iaisirs du monde, même des licites. I^e carême jiovn- cet
1. Renvoi au 2" point dans le pre- 6. Nouveau renvoi au premier cumier canevas ; mais il faut mettre nevas (2« point), où nous emprunau pluriel les deux verbes qui étaient tons la phrase suivante, avec la citaau singulier. tion latine.