‹ Œuvres oratoires de Bossuet (volume 2)Chapitre 423 sur 552 · S. Aiig., Serm. Lxxxvii, n · texte numérisé non relu

S. Aiig., Serm. Lxxxvii, n

— Mb. : Tempvs curationis est. non .sanitatis. Légère défaillance de la mémoire, et distraction.

2. C'est le premier sermon sur la Providence ; voy. t. II. p. 170, u. 1.

3. Tertull., De Sptct., n. 28. — Mb. : Non possumus gaudere cum illis...

4. A la suite de la première ébauche, Bo.ssuet avait noté des extraits du Juif Philon (f. 130, d'abord continuation de la p. 4, devenue ensuite la p. 6) : Philo : « Bixit Deus serpenti : Exsecrafus en. ET.serrnliovo (ligna, est rolnp! i^. maliif riff'fctiis ijui lui bal icnninos aiiimrt;: lerminum

tnim animœ posuit Deus in Icgem.

Ait avtem Moses exsecrabilem. qui tcrminos movet proximî. Iterum e.r- ."ecrahilis. qui cœcum errnre J'ecit in via. Est enim sensus naturalitcr ctecus et hnitus. Quidquid rauonale est, habetoculos. Hunccœeum sem^nm vnluptas fallit, ut cœcus sensus seqnatur ducem cœcum. Hinc >

uti-Mmque cœcum sequens, impoteiis .sMt, abit in prœcipitium. » (Lib. II Allegor.)

Recommençant ici sur uouveau.v:

frais son esquisse,Bossuet s'abstient nvec raison de rien tirer de ces allétiuries ingcnieuses à l'excùs.

Prêché probablement à Jouarre, pour la profession de M""» d'Albert, le 8 mai 1GG4.

Nous rencontrerons bientôt, clans l'esquisse d'un panégyrique de saint Benoît (21 mars 1665) , un renvoi désignant clairement le présent discours, dont le manuscrit a disparu. Nous ne saurions donc le retarder davantage. Il est bien impossible de l'attribuer, avec les éditeurs modernes, à l'épiscopat de Bossuet. Certains tours archaïques, amenés peut-être par des réminiscences de Vêtin-e.i antérieures, nous auraient plutôt tenté de l'antidater de quelques années, pour le rapprocher du commencement de l'époque de Paris.

La postulante y est appelée Madame, ce qui indiquait au }. /Il" siècle une personne de haute naissance. Il ne faut donc pas s'imaginer, avec M. Lâchât, qu'il ait été prononcé « devant un auditoire restreint, pour une religieuse peu connue. » Si l'on ne trouve point ici d'allusion à l'illustration de la famille, cela même peut nous aider à reconnaître ce qu'il y avait d'exceptionnel dans la circonstance. Ce tribut imposé par les convenances avait été acquitté la veille, dans une première prédication, faite par Le Boux i, évêque de Dax, pour la profession de \Ime (ig Luynes, sœur aînée de M™" d'Albert. Bossuet, dont un récent sermon, aujourd'hui perdu, avait établi la réputation dans ce monastère (!«'' novembre 1662) , avait le champ libre pour adresser les plus hauts enseignements, soit aux deux nouvelles religieuses, que quelques phrases semblent bien viser en particulier, soit à la communauté entière, soit aux laïques, parents ou amis, indifférents ou curieux, qui .se pressaient dans la vaste église. Plus tard, devenu évêque de ce diocèse de Meaux, où était située l'abbaye de Jouarre, il écrira à M™° d'vMbert : «Je me souviendrai toujours, ma Fille, que vous êtes la première (c'est-à-dire la première de Jouarre) qui avez reçu de moi la parole de vie... Dieu prévoyait ce qui devait arriver, quand je vous consacrais par ma parole, qui était la sienne, et il en jetait dès lors les fondements ^. »

Toutefois certains indices portent à croire que Dcforis a mêlé i(n à n\\ discours incomplet un fragment, ou même tout le second

1. Ledieii, Mémoirea, p. 9(). — L'é- l'importance et l'iutcrct, il y a troi^i

diteur qui.dans ces Mémoires et dans cents lettres de piété et de direction

\e JoKinaL qui les suit, a détiguré adressées à M'"= d'Albert, ou à sa

tant de uonis propres, imprime ici sœur M™^ de Luynes. Une des lettres

Af. U Rouit. k la Sœur Cornuau contient l'épita-

■J. Lettre du 10 mars 1690. — Dans phe que Bossnet composa lui-mêmp

la coiTespondance de Bossuet, dont .t, la mort de M"'^ d'Albert. (Lettre

trop peu de personnes connaissent du 29 novembre 1700.)

Page 1