SERMON DE PROFESSION SUR LA VIRGINITÉ
poiat d'un sermon sur la V^irginité adressé à une communauté. En effet, à la fin du premier jjoint, Bossuet ilit qu'il sa conclure en peu de paroles, et ce second point a deux pages de plus que le premier. De plus, dans ce second point, ni dans la péroraison, ou ne trouve rien qui soit propre à M'^<^ d'Albert.
/i/'muZor vos Dei aemwlationc :
despondi enbn vos uni viro, virgineni castam exhibere Christo.
J'ai pour vous un amour de jalousie, et d'une jalousie de Dieu ; parce que je vous ai fiancés à cet unique Époux qui est Jésus-Christ, pour vous présenter à lui comme ime vierge toute pure.
(II Cor., XI, 2.)
Puisque la sainte cérémonie par laquelle vous vous consacrez au Sauveur avec la bénédiction de l'Église, vous met au nombre des vierges sacrées et vous joint à la troupe innocente de ces filles choisies et bien-aimées qui doivent être conduites au Roi, selon la prophétie du Psalmiste \ pour vous faire connaître avec évidence quelle est la profession que vous faites, il est nécessaire que vous pénétriez ce que c'est que la virginité chrétienne, dont les anciens docteurs nous ont fait de si grands éloges. C'est aussi ce que vous enseigne le divin Apôtre, en vous assurant qu'il vous a unie, comme une vierge chaste et pudique, à un seul homme, qui est Jésus-Christ ; et il vous montre, par ces paroles, que lu sainte virginité consiste principalement en deux choses. Mais, pour entendre un si grand mystère, remontons jusqu'au principe, et supposons avant toutes choses que cet époux immortel que votre virginité vous prépare, a deux qualités admirables. Il est infiniment séparé de tout par la pureté de son être; il est infiniment communicatif par un effet de sa bonté.
Quand j'entends le Seigneur Jésus qui enseigne à Marthe empressée qu'il n'y a qu'une chose qui soit nécessaire ', je remarque en cette parole la condamnation infaillible de la vanité des enfants des hommes. Car si le Fils de Dieu nous apprend que nous n'avons tous