‹ Œuvres oratoires de Bossuet (volume 2)Chapitre 44 sur 552 · Hehr., iv. 1;'). :".. Tiûiu., viii, H · texte numérisé non relu

Hehr., iv. 1;'). :".. Tiûiu., viii, H

2. M. Gazierlit : <( de notre chair. )> 4. Anciennes éditions : (jue l'intii-- Bossuet his^ite à conserver : « de inité.

rintégrité... )) : mais ]a suite de la ô. Is., LHI, 3.

phrase montre qu'il l'a pourtant 6. Yar. : et il n'a voulu.

maintenu. 7. Var. : tout son emploi.

SUR LES SOIFFRANCES. 59

de ses maux, il ne veut plus après cela prolonger sa vie. [P. 7] Je n'avance pas ceci sans raison, et il est aisé de nous en convaincre ^ par une circonstance considérable, (jue saint Jean a remarquée" dans sa mort, comme témoin oculaii'e. Cet homme de souffrances, étant à la croix tout épuisé, tout mourant, considère qu'il a enduré fout ce qui était ])rédit par les prophéties, à la réserve du breuvage amer qui lui était promis dans sa soif*. Il le demande avec un grand cri, ne voulant pas perdre' une seule goutte du calice de sa Passion : Sciens Jésus (]uia [oinniu^ consnmmaia sunt, ut consummaretur Scriptura, dixit : Sltio \ Et après cette aigreur et cette amertume "", après ce dernier outrage, dont ^ la haine insatiable '^ de ses enneniis voulut encore le persécuter '^ dans son agonie, voyant dans les décrets éternels fju'il n'y a plus rien à souffrir : C'en est fait, dit-il, « tout est consommé: Conaummatum cst^ y> : je n'ai plus rien à faire en ce monde. Allez, homme de douleurs, et qui êtes venu apprendre nos infirmités, il n'y a plus de souffrances dont vous ayez désormais à faire l'épreuve ; votre science est consommée, vous avez rempli jusqu'au comble toute la mesure [p. 8] des peines ^" ; mourez maintenant quand il vous plaira, il est temps de terminer votre vie. Et en effet, aussitôt « il rendit son âme : Et inclinato copite, tradidit spîrîtum " «, mesurant la durée de sa vie mortelle^" à celle de ses souffrances. V ous êtes attendris. Messieurs ; mais ajoutons encore comme un dernier trait, pour vous faire connaître toute l'étendue de l'ardeur qu'il a de souffrir : c'est qu'il a voulu endurer beaucoup plus que ne demandait la rédemption de notre nature. Et en voici la raison. S'il s'était réduit à souffrir ce que la nécessité d'expier nos crimes exigeait de sa patience, il ne nous aurait pas

1. Var. : de le remarquer. eunemis lui tit encore endurer daJis

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