DE SAINT-THOMAS-DU-LOUVRE
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On a nié l'existence de ce Carême i, tant on en trouvait peu de traces. On aurait dû tenir compte cependant du souvenir qui s'en est conservé très vivant. Ledieu le mentionne dans ses Mémoires ~ ; la L'ute véritable et générale l'annonce; les registres de Saint-ïhomas-du-Louvre contient deux délibérations du Chapitre, l'une, du 3 février ^ 1665, pour inviter solennellement Bossuet, l'autre, du 15 avril, pour le remercier *. Enfin Bossuet lui-même se reporte à ce carême dans le manuscrit du sermon sur le Culte dû à Diev, de 16G6.
Nous n'a\ons pu recueillir aucun renseignement sur la prédication du premier dimanche.
Celle du second est ainsi désignée dans le sermon sur le Culte dû à Dieu: « Contre l'irréligion des hommes. Ceux qui crient contre les hypocrites ont raison ; mais voyez le sermon Ipsum audiie, Saint-Thomas-du-Louvre ^. »
Il est probable que Bossuet prêcha, au troisième dimanche, 1;>. parabole de l'Enfant prodigue, comme il tint à le faire l'année suivante, à la Cour, dans un des discours de la troisième semaine. Il reste toutefois quelque doute sur l'attribution des débris que nous placerons à cette date.
Nous ignorons quel suiet fut traité le quatrième dimanche.
Au dimanche de la Passion il faut attribuer, croyons-nous, un sermon sur ce texte : Si judico ego, jadiciuvi meum verum est (Joan., viii, 16). auquel Bossuet renvoie en deux endroits "^ de
1 . Édit. de Guériu, Bar-Ie-Duc, députiJs l'ea prier ; mais, pour lui 1870, t. VIII, p. 651. faire honneur, M. le Doyen, accom-