‹ Œuvres oratoires de Bossuet (volume 2)Chapitre 463 sur 552 · Mémoires, p. 92. demeurait « dans le cloître du dit · texte numérisé non relu

Mémoires, p. 92. demeurait « dans le cloître du dit

2. L'église Saint-Thomas-du-Lou- Saint-Thomas, ou plus exactement vre se trouvait dans un quartier de rue du Doyenné, dans un corps de Paris, qui a disparu au milieu du logis appelé Grand doyenné, vis-à- XIX* siècle. Avant la réunion du vis l'église Saint-Thomas. (Cf. i?pr»€ Louvre aux Tuileries, remplace- Bossuet, avril 1903, p. 110-115). » ment de la cour du Carrousel était Molière habitait dans la rue Saintoccupé par de nombreuses habita- Thomas-du-Louvre.

lions, d'élégants hôtels, parmi les- S. Le manuscrit en est perdu,

quels ceux de Rambouillet, de Lon- 4. ÉtitJei<..., t. III, p. 3o2. gueville ou de Clievreuse. Bossuet

SVR LBS JUGEMENTS HVMAINS. 609

Péroraison '.

Il faut une autorité qui arrête nos éternelles contradictions, qui détermine nos incertitudes, condamne nos erreurs et nos ignorances : autrement la présomption, l'ignorance, l'esprit de contradiction ne laissera rien d'entier parmi les hommes. Jésus-Christ s'est mis audessus des jugements humains plus que jamais homme vivant n'avait fait, non seulement par sa doctrine, mais encore par sa vie. La possession certaine de la vérité lui a fait mépriser les opinions : il n'a rien donné à l'opinion, rien à l'intérêt, rien au plaisir, rien à la gloire. De combien de degrés s'est-il élevé par-dessus les égards humains ? On ne peut pas même inventer ni feindre une fin vraisemblable à ses desseins autre que celle de faire triompher sur tous les esprits la vérité divine. Ceux qui se rendent captifs des opinions humaines ne peuvent pas en être les juges. A vous donc, o divin Jésus, qui êtes élevé si haut par dessus les pensées des hommes, à vous il appartient de les réformer avec une autorité suprême. Il s'est donné l'autorité tout entière sur les jugements humains, en se mettant audessus : c'est à lui de confirmer ce qu'il y reste de droit, de fixer ce qu'il y a de douteux, et de rejeter pour jamais ce qu'ils ont de corrompu et de dépravé.

Réglons donc tous nos jugements sur celui de Jésus- Christ. Madame, voilà la règle que se propose sans doute une princesse si éclairée ; c'est la seule qui est digne d'une âme si grande, et d'un esprit si bien fait et si pénétrant ^. Vos lumières seront toujours pures quand elles seront dirigées par les lumières d'en haut. On louera plus que jamais ce juste discernement, ce jugement exquis, ce goût délicat, quand vous continuerez à goûter les célestes ^ vérités, et à préférer les biens que l'Évangile nous présente à tous ceux que le monde nous

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