Ps. Il, 10. la première r^'daction, par une CjOu
5. Var. : trône. jonction arlver.«ative. fi. É lit. : il le fait par honneur et
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c'est plutôt la foi qui les défend ; lorsqu'ils protè^-eiit la ieligion, c'est pJAitôt la religion (4ui les protège et qui est l'appui de Jeur trône. Par où vous voyez clairement ' ijue la vérité se sert des hommes, mais qu'elle n'en dépend pas ; et c'est ce qui nous païaît dans toute la suite de son hiskoire. J'appelle ainsi Thistoire de l'Église; c'est l'histoire du règne de la vérité. Le monde a menacé, la vérité est demeurée ferme ; il a usé de tours subtils et de flatteries, la vérité est den)eurée ciroite. Les hérétiques ont brouillé, la vérité est demeurée pure ; les schismes ont déchiré le corps de l'Église, la vérité est demeurée entière. Plusieurs ont été séduits, les faibles ont été troublés, les forts môme ont été émus ; un Osius, un Origène ", un Tertullien, tant d'autres qui paraissaient l'appui de l'É^glise ^ sont tombés avec grand f-candale : la vérité est demeurée toujours immobile. Qu'y a-t-il"^ donc de plus souverain ni de plus indépendant que la vérité, qui persiste toujours immuable, malgré les menaces et les caresses, malgré les présents et les proscriptions^, [p. 8] malgré les tentations et les scandales, au milieu de la défection de ses enfants infidèles et dans la chute funeste de ceux-là même qui semblaient être ses colonnes ?
1. Yar. : Par où vous voyez, mes criie. au moment d'entrer dans sa Frères, que la vérité se sert des cen'iéme ann^e, une proTessioii de hommes, mais elle n'en dépend pas ; foi arienne, tout en refusant de conc'est ce qui bou< paraît dans toute damn r saint Athanase. Il vécut la suite de son histoire, qui est l'his- encore assez pour se repentir, ilais toire (t)ar.: qui est celle) de l'Église. le scandale avait été prand, et l'é-
2. Bossuet n'est pas toujours si clat de sa gloire en resta terni. — sévère pour la mémoire de cet illus- Pour Tertullien, plus ancien qu'eux tre docteur de l'Égli-se. Souvent il (t vers 210). il n'est que trop certain le cite avec élogt s. Il est vrai que Q"''' f"t longtemps ardent mondes erreurs ont été enseignées sous taniste. et on ne sait s'il revint i'i son nom, mais les savants sont par- l'orthodoxie. Plusieurs le font même tagés sur la question de savoir si auteur d'une nouvelle secte. Touteou dans quelle mesure il les a pro- fois les écrivains ecclésiastiques, fessées. En toute hypothèse ce Bossuet comn;e les autres, emprunserait plutôt au début de sa carrière tent volontiers, même aux ouvrages qu'à la fin qu'il aurait hasardé des entachés de montanisme, de solides opinions erronées, sous l'influence et brillantes pensées.
des doctrines platoniciennes II mou- 3. Var. : qui semblaient les appuis
rat en 254, ;\ la suite des souiïrances de la vérité,
qu'il eut à endurer pendant la per- 4. Ms. : Qui atil.
sécution de Dèce. — Un siècle plus 5. Anciennes édit. : malgré les
tard, Osius. évéque de Cordoue schismes et les hérésies. — Eftacc.
(t 358), eut le malheur de fléchir De même, plus loin ; malgré toutes
sous les mauvais traitements de les tentations et tous les scandales ;
l'empertur Constance, et de sous- enjîn au milieu...
Après cela, Chrétiens, quel esprit ne doit pas céder à une autorité si bien établie ? Et que je suis étonné quand j'entends des hommes profanes, c|ui, dans la nation la plus florissante de la chrétienté, s'élèvent ouvertement contre l'Ëvangile ! Les entendrai-je toujours et les trouverai-je toujours dans le monde, ces libertins déclarés, esclaves de leurs passions et téméraires censeurs des conseils de Dieu : qui, tout plonajés qu'ils sont dans les choses basses, se mêlent de décider ^ hardiment des plus relevées ? Profanes et corrompus, lesquels, comme dit saint Jude, « blasphèment ce qu'ils ignorent, et se corrompent dans ce qu'ils connaissent : Quœcumquc quidcin ignorant, blasphémant ; quxcumque autem naturalitcr, tanquam muta animantia, norunt, in his corrumpuntur ^ . » Hommes deux fois morts, dit le même apôtre ; morts premièrement parce qu'ils ont perdu la charité, et morts secondement parce qu'ils ont même arraché la foi : « Arbores infructnosa', bis mortuœ, eradicatœ '^ : arbres infructueux et déracinés, » qui ne tiennent plus à l'Église par aucun lien. O Dieu ! les verrai-je toujours triompher dans les compagnies, et empoisonner les esprits par leurs railleries sacrilèges ?
[P. 9] Mais, homme docte et curieux, si vous voulez discuter la religion, apportez-y du moins et la gravité et le poids que la matière demande. Ne faites point le plaisant ' mal à propos dans des choses si sérieuses et si vénérables. Ces importantes questions ne se décident pas par vos demi-mots et par vos branlements de tête, jiar ces fines railleries que vous nous vantez et par ce flédaigneux souris. Pour Dieu, connne disait cet ami de Job ^ , ne pensez pas être les seuls hommes, et que toute la sagesse soit dans votre esprit''. V'ous (jui voulez