En 1669 : le fondement caché. 9. Habac, i
1. Var. : pai- ce que je vois. — 10. V:ir.: assez corrompu qu'il n'y
Cette, rédaction de 166Ô. effacée eu ait quelque péché qui lui déplaise.'
Ifii'S. a été rétablie en 1669. 11. A'ar. ;noni auron=.
5. Var. : ue parlez pas davantage. i'2. Var. : dans une autre occasion
tes : Toi nunc pdts cxi$tere quot vuluntalt&, ti tut nobÎH doctrinas esse quot mores \ »
(P. IX ] Laissez-vous donc conduire * à ces lois si saintes, et faites-en votre règle. Et ne me dites pas qu'elle est trop parfaite, et qu'on ne peut y atteindre. C'est ce que disent les lâches et les paresseux. Ils trouvent obstacle à tout ; tout leur paraît impossible: et lorsqu'il n'y a rien à craindre, ils se donnent à eux-mêmes de vaines frayeurs et des terreurs imaginaires : « Dicit piger : Léo est in via et Jeœna in itinerihus ^. Dicit piger : Léo est foris, in medio platearum occidendiis sum^. Le paresseux dit : Je ne puis partir, il y a un lion ^ sur ma route; la lionne me dévorera sur les grands chemins. » Il trouve toujours des difficultés, et il ne s'efforce jamais d'en vaincre aucune. En effet, vous qui nous objectez que la loi de l'Évangile est trop parfaite et surpasse les forces humaines, avez-vous jamais essayé de la pratiquer ? Contez-nous donc vos efforts : montrez-nous les démarches que vous avez faites. Avant, que de vous plaindre de votre impuissance, que ne commencez-vous quelque chose ? Le second pas, direz-vous, est impossible ; oui, si vous ne faites jamais le premier. Commencez donc à marcher, et avancez par degrés : vous verrez les choses se faciliter et le chemin s'aplanir manifestement devant vous. Mais qu'avant que d'avoir tenté, vous nous disiez tout impossible ; que vous soyez fatigué et harassé du chemin sans vous être remué de votre place, et accablé d'un travail que vous n'avez pas encore entrepris : c'est une lâcheté non seulement ridicule ", mais insupportable. Au reste, comment peut-on dire que Jésus-Christ nous ait chargé [s] par-dessus nos forces, lui qui a eu tant d'égards à notre faiblesse, qui nous offre tant de secours, qui nous laisse '^ tant de ressources ; qui, non content de nous retenir sur le penchant par le précepte, nous tend encore la main dans le précipice par la rémission des péchés qu'il nous présente.